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Mali : deux civils tués par des islamistes près de Douentza

Des islamistes armées dans le Nord-Mali. © AFP

Un véhicule de civils a été attaqué par des islamistes, dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 octobre, alors qu'il roulait vers Douentza depuis Tombouctou. Deux personnes ont été tuées, les autres ont réussi à s'échapper.

Les islamistes ont fait deux nouvelles victimes au Nord-Mali. Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 octobre, deux civils ont été tués dans l’attaque d’un véhicule sur la route reliant Tombouctou à Douentza, dans le nord-ouest du pays, par des islamistes armés.

« Nous étions neuf dans le véhicule entre Tombouctou et Douentza. Les islamistes ont demandé qu’on s’arrête : le chauffeur a freiné, mais en même temps, ils ont tiré sur la voiture et deux personnes à l’avant ont été tuées », a expliqué un rescapé de l’attaque. L’information a été confirmée par un élu de la région qui a accusé les islamistes d’y semer la terreur et la désolation.

« J’ai reconnu les islamistes, parce qu’il y avait un drapeau noir sur leur voiture. Après les tirs, tout le monde s’est sauvé et on a abandonné le véhicule et les deux morts. Nous sommes rentrés dans un camion qui allait vers Douentza », a ajouté le témoin rescapé.

Enlèvement à Gao

Par ailleurs, à Gao (nord-est), le comptable de l’hôpital de la ville, Hamadou Diallo, a été enlevé le 2 octobre par les islamistes. Mais un responsable islamiste de Gao, Abou Harma, a parlé lui d’une simple arrestation. Les islamistes critiquent sa gestion financière. « Ils sont venus, armés, l’enlever. On ne sait pas où il est actuellement », a déclaré un membre de la famille du comptable.

« S’il n’est pas libéré, nous allons faire une grève », a déclaré pour sa part un infirmier de l’hôpital de Gao. Abou Harma a lui affirmé que M. Diallo n’avait pas été enlevé, mais arrêté. C’est pour détournement de fonds. « En principe, on va lui appliquer la charia (loi islamique), mais on va voir » a-t-il ajouté.

Intervention militaire

Trois groupes islamistes armés, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Ansar Eddine (Défenseurs de l’islam) occupent depuis fin mars-début avril le nord du Mali, immense région représentant les deux tiers du territoire malien. Ils y appliquent de manière brutale la charia qu’ils veulent imposer dans tout le pays. Une intervention militaire internationale sous mandat de l’ONU est actuellement à l’étude pour reconquérir ce territoire.

La France va proposer dans les prochains jours au Conseil de sécurité une résolution visant à préparer le terrain pour un feu vert ultérieur de l’ONU à une intervention militaire au Mali, a annoncé jeudi l’ambassadeur français à l’ONU Gérard Araud.

(Avec AFP)

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