Fermer

Crise au Mali : l’Algérie prêche au Sahel

Abdelkader Messahel, le 20 novembre 2011 à Alger. © AFP

Le ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, était au Niger, dernière étape de sa mini-tournée au Sahel, mardi 9 octobre. Les deux pays ont une "convergence de vues totale" en matière de "lutte contre le crime organisé et le terrorisme", a-t-il assuré.

Après la Mauritanie et le Mali, le ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel était au Niger, dernière étape de sa mini-tournée au Sahel, mardi 9 octobre. Reçu pendant environ deux heures par le président Mahamadou Issoufou, il a une nouvelle fois évoqué le dossier malien.

« Il y a une convergence de vues totale sur la menace (…). Sur la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, il n’y a pas d’équivoque, c’est un objectif de nos pays mais aussi de la communauté internationale », a déclaré Abdelkader Messahel devant la presse, se félicitant que les deux pays coopèrent « très bien ».

Le Niger fait partie des pays qui devraient envoyer des troupes dans le cadre d’une intervention armée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dans le Nord-Mali. Ce que refuse pour l’instant l’Algérie, qui possède l’armée la plus puissante de la région.

"L’intégrité territoriale du Mali n’est pas négociable"

« Sur les questions internes propres au Mali, nous concevons en Algérie qu’il est important que les groupes armés maliens qui se trouvent au Nord doivent faire des choix pour se démarquer définitivement de tout ce qui est en relations avec le terrorisme et le crime organisé, et s’inscrire dans une logique nationale de (respect de) l’intégrité territoriale du Mali pour la prise en charge des problèmes qui se posent aux populations du Nord », a également affirmé le ministre algérien.

« L’intégrité territoriale du Mali n’est pas négociable. Les solutions politiques propres au Mali sont à encourager en vue des négociations, mais pour le crime organisé et le terrorisme qui est la menace pour nos pays, je crois qu’il n’y pas de place pour les négociations », a réaffirmé le ministre, accompagné notamment de responsables de l’appareil sécuritaire algérien.

Un discours assez proches des propos tenus lundi à Bamako, où Abdelkader Messahel avait notamment déclaré que le dialogue était envisageable avec ceux qui prennent leur distance avec le crime organisé, mais il n’y aurait « pas de négociation possible avec des terroristes ».

(Avec AFP)
 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici