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Congo : l’ex-ministre de la Défense inculpé dans l’enquête sur les explosions du 4 mars

Dans le quartier Mpila, à Brazzaville, le 5 mars 2012. © AFP

L'ancien ministre congolais de la Défense, Charles Zacharie Bowao, a été inculpé dans le cadre de l'enquête sur les explosions du 4 mars 2012 à Mpila. Le drame avait fait près de 300 morts et 2300 blessés.

Charles Zacharie Bowao est accusé de « maladresse » et de « négligence » ayant entraîné le drame de Mpila. L’ancien ministre congolais de la Défense, a été inculpé dans le cadre de l’enquête sur les explosions d’un dépôt de munitions qui ont tué près de 300 personnes le 4 mars 2012 à Mpila, un quartier de Brazzaville.

Dans une lettre datée du 7 octobre adressée au Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), dont l’AFP a obtenu copie, M. Bowao affirme qu’il a été inculpé par le doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance.

Il est reproché à Charles Zacharie Bowao ses « maladresse, imprudence, inattention et négligence ayant causé les événements (explosions) du 4 mars et occasionné des morts, des blessures et des dégâts matériels importants ».

Un "incident mineur"

Ces explosions dans un dépôt de munitions de la caserne des blindés de Mpila, un quartier de l’est de Brazzaville, ont fait officiellement près de 300 morts, plus de 2 300 blessés et 17 000 sans-abris.

Quelques jours après, M. Bowao, alors ministre de la Défense, avait qualifié ces explosions d’« incident mineur sans importants dégâts ». Il n’a pas été reconduit à son poste lors du dernier remaniement ministériel, survenu le 25 septembre dernier.

Selon l’ancien ministre, professeur de philosophie à l’université publique, son inculpation est un « dérapage d’autant plus grave qu’une telle inculpation devrait concerner toute la chaîne de commandement militaire, voire ceux qui avaient la responsabilité de financement et de construction des dépôts de munitions, des magasins d’armes ».

D’après lui, « tout porte à croire qu’il s’agit d’une machination politicienne ». Il annonce qu’il va commencer par récuser le juge d’instruction qui est « politiquement instrumentalisé ».

(Avec AFP)

 

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