Fermer

Ghana : des bijoux traditionnels Ashanti dérobés en Norvège

Le roi ghanéen Otumfuo Osei Tutu II à Oslo, le 11 octobre 2012. © Reuters

Des bijoux appartenant au souverain suprême des Ashanti du Ghana ont été volés, jeudi 11 octobre, en Norvège, où ce dernier représentait son pays à l'occasion d’une conférence.

Mauvaise surprise pour le roi Otumfuo Osei Tutu II, leader de la communauté Ashanti au Ghana. En voyage en Norvège, où il représentait son pays à l’occasion du Forum économique Norvège-Afrique, l’Asantehene (terme utilisé au Ghana pour désigner le souverain suprême de cette communauté présente également en Côte d’Ivoire et au Togo) s’est fait dérobé des bijoux traditionnels qu’il transportait avec lui. Selon les médias norvégiens, le vol a eu lieu jeudi 11 octobre dans l’hôtel Radisson Blu Plaza de Stockholm où il résidait.

« Quiconque transporte quelque chose d’une grande valeur sentimentale comprendra que ce vol est une grande perte. Et pour quiconque au fait de nos traditions, il est clair que ces joyaux de la couronnes ont une valeur incroyable », a réagi le secrétaire du leader Ashanti, Kofi Owusu Boateng.

Ses bijoux, des bagues et des couvres-chefs, faisaient partie d’une collection amassée depuis des générations et utilisée par le roi Ashanti lors des cérémonies traditionnelles.

L’Asantehene en danger ?

Et l’affaire risquerait de prendre de graves proportions. Selon le sociologue ghanéen Nana Obiri Yeboah, ce malheureux vol pourrait « entrainer la destitution [de Otumfuo Osei Tutu II] ou en tout cas à de sérieuses sanctions ». « À une certaine période de l’année [lors de certains festivals], le roi se doit de les présenter. S’il n’est pas en mesure de le faire, il y peu y avoir des sanctions ».« Ces bijoux appartiennent au royaume et à la famille. Ils doivent être gardé par quelqu’un de responsable », a-t-il poursuivi.

Le secrétaire du roi a immédiatement voulu couper court à ce début de polémique, assurant que l’Asantehene ne peut pas être destitué car, « en petite quantité », les bijoux volés « devaient seulement être utilisé à l’occasion de son étape en Norvège ». « Ce n’est pas aussi grave que ce que les gens disent », a-t-il assuré.

___

Vincent Duhem (@vincentduhem)
 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici