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Ghana : 43 ex-combattants ivoiriens arrêtés dans un camp de réfugiés

Le camp de réfugiés ivoiriens d'Ampain, au Ghana, le 10 octobre 2011. © AFP

Les autorités ghanéennes ont arrêté, lundi 15 octobre, 43 ex-combattants ivoiriens dans un camp de réfugiés situé aux environs de Tarkoradi, sur la côte, près de la frontière avec la Côte d'Ivoire. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à des opérations de déstabilisation du régime de Ouattara.

Le Ghana a décidé de faire un geste pour apaiser les tensions avec son voisin ivoirien. Lundi, les forces de l’ordre ghanéennes ont arrêté dans un camp de réfugiés de Tarkoradi, sur la côte, près de la frontière avec la Côte d’Ivoire, 43 ex-combattants ivoiriens soupçonnés d’être mêlés à des opérations de déstabilisation du régime de Alassane Ouattara.

« Les forces de sécurité ont mené samedi une opération pour rétablir le caractère civil du camp. Plusieurs Ivoiriens ont été arrêtés (…) plusieurs ex-combattants ont infiltré le camp », a déclaré le président de l’organisme chargé des réfugiés, le Ghana Refugee Board, Ken Dzirisah. D’après un responsable des services de sécurité, 43 personnes ont été arrêtées lors de cette opération.

Des milliers de partisans de Laurent Gbagbo se sont réfugiés au Ghana voisin durant la crise postélectorale de 2010-2011, qui a éclaté après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à son rival Alassane Ouattara.

Base arrière

Les Nations unies ont récemment accusé plusieurs Ivoiriens réfugiés au Ghana d’utiliser ce pays comme base arrière pour des attaques visant à destabiliser l’actuel gouvernement ivoirien.

M. Dzirisah a précisé que l’opération lancée contre le camp de réfugiés visait à en chasser les éléments ayant combattu le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara. Le président ghanéen par intérim, John Dramani Mahama, s’est engagé à empêcher que son territoire ne serve de « base arrière pour mener des attaques contre un autre pays. »

(Avec AFP)
 

 

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