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RDC – Afrique du Sud : Zuma déterminé à aider Kinshasa dans sa lutte contre l’ex-M23

Par Jeune Afrique

Le président sud-africain J. Zuma (à dr.), en compagnie de son homologue congolais, J. Kabila. © DRC Government/AFP

La visite de Joseph Kabila en Afrique du Sud a débouché sur un communiqué commun dans lequel Jacob Zuma s’engage, au côté de son homologue congolais, à œuvrer pour lutter contre "l’instabilité" dans l’est de la RDC. Dans le même temps, la province du Nord-Kivu a annoncé la fermeture nocturne de la frontière avec le Rwanda.

Jacob Zuma, le président sud-africain, et Joseph Kabila, son homologue congolais en visite à Pretoria, le 23 octobre, ont condamné « de la manière la plus ferme les forces impliquées dans la déstabilisation » de la République démocratique du Congo (RDC). Les deux chefs d’État ont profité de leur rencontre « pour étudier à fond l’instabilité persistante dans l’est de la RDC », indique un publié commun.

Kabila a même reçu l’assurance que Pretoria allait aider son pays dans la lutte contre l’Armée révolutionnaire du Congo (ARC), ex-M23 (Mouvement du 23 mars). « Les deux présidents s’engagent avec leurs gouvernements respectifs à contribuer aux efforts régionaux visant à aider le gouvernement de RDC à relever ce défi », indique le communiqué, qui clôturait un séminaire de travail où les deux chefs d’État étaient entourés d’une délégation importante de ministres et de hauts fonctionnaires. Puis la déclaration commune a été lue à la presse en anglais par la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana Mashabane, et en français par son homologue congolais, Raymond Tshibanda.

Crimes de guerre

Les troubles actuels sont générés par la mutinerie, débutée en mai, d’anciens rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés à l’armée congolaise en 2009. Regroupés au sein de  la rébellion armée du M23, rebaptisée ARC, les mutins estiment que Kinshasa n’a pas respecté les accords du 23 mars 2009, notamment parce que les ex-membres du CNDP se sont vu refuser l’accès à certains grades dans l’armée congolaise. Dans les territoires qu’elle contrôle, l’ARC a mis en place une véritable administration parallèle. Les civils sont les premières victimes du conflit, alors qu’Human Rights Watch (HRW) accuse les rebelles d’avoir commis plusieurs crimes de guerre.

Parallèlement, un rapport d’experts de l’ONU a mis en cause l’Ouganda et le Rwanda. Selon le document, les deux voisins de la RDC soutiendraient l’ARC. Mais les deux pays ont toujours nié catégoriquement toute implication dans le conflit.

Au cours de la visite de M. Kabila, un accord de coopération dans le secteur des hydrocarbures a également été scellé entre l’Afrique du Sud et la RDC. Les groupes Petrosa (The Petroleum Oil and Gas Corporation of South Africa) et Cohydro (la Congolaise des hydrocarbures) ont apposé leur signature sur le document. « Cet accord établira une coopération importante dans le domaine de la pré-exploration, de l’exploration, du développement et de la production d’hydrocarbures pour le bénéfice des deux pays », s’est félicité le communiqué conjoint.

(Avec AFP)

Fermeture nocturne de la frontière congolaise avec le Rwanda

Le gouverneur de la province instable du Nord-Kivu (est de la RDC), Julien Paluku, a ordonné, le 22 octobre, la fermeture de la frontière entre la RDC et le Rwanda chaque soir entre 18 heures et 6 heures. La décision s’applique à deux postes-frontières, qui relient la ville congolaise de Goma à celle, rwandaise, de Gisenyi. Le gouverneur n’a, pour l’heure, avancé aucun motif pour justifier cette fermeture.

La mesure concerne également à la ville frontalière de Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Jusqu’alors close de 22 heures à 6 heures, la frontière l’est désormais à partir 18 heures.

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