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Bénin : Patrice Talon sous le coup d’un mandat d’arrêt international

le président béninois, le 1er septembre 2012 à Addis-Abeba en Éthiopie. © AFP

L’homme d’affaires Patrice Talon et son proche collaborateur Olivier Boko sont visés depuis mardi 23 octobre par un mandat d’arrêt international. Selon les déclarations du procureur de la République, Justin Gbenameto, les deux hommes son recherchés pour leur responsabilité présumée dans la tentative d'empoisonnement du président béninois Thomas Boni Yayi.

L’homme d’affaires béninois Patrice Talon est visé depuis mardi soir par un mandat d’arrêt international pour sa responsabilité présumé dans la tentative d’empoisonnement du chef de l’État Thomas Boni Yayi, a déclaré le procureur de la République Justin Gbenameto mercredi 24 octobre. Le mandat a été délivré par « le juge du 6e cabinet », a précisé le parquet. Plus surprenant, la justice a également délivré un mandat d’arrêt contre Olivier Boko, un proche collaborateur dans le secteur du coton, dont le nom n’a pas été cité pour l’instant dans cette affaire.

Ancien proche de Yayi en bisbille avec le régime depuis quelques mois, Patrice Talon est, selon le Parquet, l’instigateur présumé du complot criminel incluant 3 proches du président béninois visant à l’éliminer à l’aide de médicaments empoisonnés. Les trois hommes visés sont Ibrahim Mama Cisse, le médecin personnel du président, de Zoubérath Kora-Séké, une nièce de Boni Yayi employée à la présidence du Bénin, et de Mudjaidou Soumanou, l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie. Arrêtés dimanche, ils ont été inculpés, lundi soir,  pour association de malfaiteurs et tentative d’assassinat, puis écroués à la prison civile de Cotonou.

Rencontre à Bruxelles

Selon le procès verbal dressé par le parquet, Patrice Talon auraient approché Zoubérath Kora-Séké et Ibrahim Mama Cissé lors d’un voyage du chef de l’État béninois à Bruxelles en tant que président en exercice de l’Union africaine, les 16 et 17 octobre. C’est là, que l’homme d’affaires leur aurait promis à chacun la somme d’un milliard de francs CFA (1,5 million d’euros) s’ils réussissaient à faire ingérer au président des médicaments mortels à la place des anti-douleurs qu’il prend habituellement.

Selon le commissaire central de Cotonou, Louis Philippe Houndegnon, le docteur Cissé aurait aussi rencontré Patrice Talon à New York, avant l’épisode de Bruxelles, pour lui remettre la liste des médicaments qu’il avait l’habitude de prescrire à Boni Yayi. Mudjaidou Soumanou aurait quant à lui récupéré un colis contenant les pilules empoisonnées arrivé par avion à Cotonou vendredi dernier et les aurait remis au docteur.

Louis Philippe Houndegnon affirme qu’un commando aurait été chargé d’exécuter le médecin et la nièce après l’assassinat du président. Prévu dans la nuit de samedi à dimanche, l’empoisonnement n’a finalement pas eu lieu, Mme Kora-Séké ayant ébruité l’affaire auprès de ses proches qui ont averti le président.

(Avec AFP)
 

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