Fermer

Ligue des champions : Al-Ahly contre l’Espérance de Tunis, un choc de géants

L'Espérance de Tunis a remporté le trophée en 2011. © AFP

Al-Ahly et l’Espérance de Tunis, qui vont s’affronter dimanche 4 novembre à Alexandrie en finale aller de la Ligue de Champions (retour le 17 novembre), se connaissent presque par cœur. Les Tunisiens, tenants du titre, récusent l’étiquette de favori.

Égypte et Tunisie sont des super champions africains. Les deux pays se partagent, entre la Ligue des Champions, la défunte Coupe des vainqueurs de Coupe et la Coupe de la CAF, fusionnées depuis 2004 en une seule épreuve (la Coupe de la Confédération), pas moins trente-cinq titres. Et Al-Ahly, avec quatorze sacres, passe largement devant l’Espérance de Tunis, qui n’en compte que quatre. Le 17 novembre, au crépuscule de la finale retour à Rades, les Cairotes verront leur suprématie continentale confirmée, ou remise en question par les Tunisois.

Les deux poids lourds du football africain ont eu de nombreuses occasions de s’affronter. Pas plus tard qu’en octobre 2010, en demi-finale de la Ligue des Champions : qualification de l’Espérance, 1-2, 1-0, avec un but de Michael Eneramo longtemps contesté. Mais jamais les deux équipes n’étaient arrivées si haut au même moment.

Lamine N’Diaye : "Les deux équipes se valent"

Le TP Mazembe (RDC) a affronté les deux finalistes cette saison. Les Égyptiens lors de la phase de groupes (1-2, 2-0) et les Tunisiens en demi-finale (0-0, 0-1). L’entraîneur sénégalais des Corbeaux, Lamine N’Diaye, a beaucoup de mal à établir un pronostic. « Honnêtement, les deux équipes se valent. Al-Ahly est très forte dans toutes ses lignes, très solide. Elle manque parfois de vivacité car il y a des joueurs assez âgés dans l’effectif, mais cela est compensé par l’expérience. Elle a très peu de points faibles. » Une analyse qu’il étend à l’Espérance, dont il loue la force collective. « Elle a des joueurs capables de faire la différence grâce à leur qualité individuelle. L’Espérance prend peu de buts, car elle a de gros travailleurs au devant la défense. Cette finale va se jouer à pas grand-chose… »

« C’est une finale très indécise, qui se jouera sur des détails. Al-Ahly est une équipe que nous connaissons bien, et nous savons à quoi nous attendre », explique Nabil Maaloul, l’entraîneur espérantiste. « Comme nous, les Égyptiens sont expérimentés, ils comptent beaucoup d’internationaux (Geddo, Barakat, Moteab, Moawad, Fathy, Soliman, Gomaa, Aboutreika…) dont certains ont été champions d’Afrique avec l’Égypte en 2006, 2008 et 2010. C’est une équipe très bien équilibrée et organisée, efficace sur les coups de pied arrêtés, et qui peut faire la différence grâce à ses individualités. »

Premier round sans les frères Msakni

Pourtant, si Al-Ahly, désigné en 2000 par la CAF « club africain du XXe siècle », en impose par son palmarès national (36 titres et 35 coupes) et aussi continental, l’Espérance est avec le TP Mazembe – qu’elle a éliminé en demi-finale (0-0, 1-0) – ce qui se fait de mieux en Afrique depuis quatre ans.

« Même si nous sommes les tenants du titre, il ne faut pas faire de nous les favoris. Nous respectons beaucoup cette équipe égyptienne, mais nous n’avons pas peur d’elle », réagit le milieu de terrain Hocine Ragued. « Je pense qu’Al-Ahly est une équipe moins imprévisible que Mazembe, moins forte individuellement. Mais collectivement, ils sont impressionnants. Il n’y a pas une énorme différence entre eux et nous, et ce sera ouvert et indécis. Si nous avons un avantage, c’est peut-être celui de recevoir pour le retour… » Et ce jour-là, les deux frères Msakni (Ihed, touché au pied, et Youssef, opéré de l’appendicite), absents en Égypte, devraient être présents…

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici