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Gabon : des réfugiés acceptent de rentrer au Congo

Des Congolais retournent chez eux à Dolisie, après dix ans d'exil au Gabon. © AFP

Une centaine de réfugiés congolais au Gabon, qui s'étaient opposés à leur procédure d'expulsion appliquée vendredi 2 novembre par les autorités gabonaises, ont finalement accepté de retourner dans leur pays.

Après avoir contesté leur expulsion par les autorités gabonaises, une centaine de réfugiés congolais a finalement accepté de retourner au Congo après avoir séjourné dans la zone neutre pendant deux jours.

« Nous sommes à Dolisie (sud du Congo, 200 km de la frontière) depuis dimanche. Samedi, les autorités congolaises nous ont promis des mesures d’accompagnement et nous avons accepté de rentrer au Congo », a affirmé Brice Manzet, un des 100 réfugiés. « Nous sommes avec un autre groupe de 100 réfugiés qui avaient été expulsés en même temps et transférés par une autre route », a-t-il ajouté. « Nous attendons les propositions des autorités congolaises. Si elles ne nous satisfont pas, nous nous ferons entendre ».

Primes au retour

Quelque 20 000 Congolais, chassés par la guerre civile entre 1997 et 2003, se sont réfugiés au Gabon. Le gouvernement gabonais a définitivement mis fin au statut de réfugié des Congolais en novembre 2011. De nombreux rapatriements volontaires organisés par le Haut commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) avec des primes au retour ont eu lieu au cours des deux dernières années. Les Congolais présents avaient aussi la possibilité d’obtenir des cartes de séjour gabonaises, financées à 50% par le HCR.

Le gouvernement congolais a mis en place une assistance aux réfugiés à hauteur de 300 millions de FCFA (500 000 euros) et a promis aux anciens fonctionnaires encore en âge de travailler de leur rendre leurs postes et leurs grades. En juin 2012, le HCR s’était félicité d’avoir trouvé une « solution durable » pour les réfugiés congolais.

Selon Brice Manzet, 300 réfugiés, qui avaient refusé ces deux solutions (retour ou carte de séjour) et étaient au service d’immigration depuis six mois, ont été « raccompagnés de force » vendredi vers la frontière.

(Avec AFP)

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