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Intervention au Mali : les chefs d’État de la Cedeao se réunissent à Abuja le 11 novembre

Réunion des chefs d'état-major de la Cedeao sur le Mali, le 6 novembre 2012 à Bamako. © Habibou Kouyate/AFP

Le concept d'opérations de l'intervention militaire africaine au Nord-Mali doit être approuvé, dimanche 11 novembre, par les chefs d'État de la Cedeao. Parallèlement, le général Sékouba Konaté, émissaire de l'UA, est arrivé à Ouagadougou, jeudi 8 novembre, pour rencontrer le président burkinabè Blaise Compaoré pour faire le point sur les négociations avec Ansar Eddine.

Ce devrait être un aboutissement. Après un nombre incalculable de réunions de responsables de tous pays à tous les niveaux au sujet de la crise malienne, les chefs d’État de la Cedeao doivent enfin adopter un plan de reconquête du Nord-Mali, dimanche 11 novembre à Abuja. Dénommé pour l’instant « plan d’opérations », celui-ci a déjà été approuvé par les chefs d’état major de l’organisation ouest-africaine, mercredi 7 novembre, à Bamako.

Il devra ensuite être « transmis par l’entremise de l’Union africaine, avant le 15 novembre, au Conseil de sécurité des Nations unies, qui, le 12 octobre, avait voté une résolution donnant à la Cedeao 45 jours pour préciser ses plans de reconquête du Nord-Mali », indique un communiqué de l’organisation, dont les ministres des Affaires étrangères et de la Défense se réuniront vendredi dans la capitale nigériane pour finaliser les derniers détails de l’opération.

Sékouba Konaté rencontre Blaise Compaoré

Le général guinéen Sékouba Konaté, qui supervise pour l’Union africaine (UA) la préparation d’une intervention militaire au Mali, est arrivé jeudi 8 novembre à Ouagadougou pour rencontrer le président burkinabè Blaise Compaoré. Sont au programme « les questions liées à la juxtaposition de l’intervention militaire et du dialogue en cours », selon une source de la présidence.

Le Burkina Faso mène une médiation au nom de la Cedeao, et a engagé des discussions avec l’un des groupes islamistes armés du Nord du Mali, Ansar Eddine, allié aux jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Ansar Eddine a proclamé mardi, à Ouagadougou, son rejet du « terrorisme » et a appelé les autres groupes armés et Bamako au dialogue. Mais il a indiqué le lendemain qu’une intervention au Nord-Mali provoquerait « l’embrasement » de la région.

Mis au point par des experts internationaux, occidentaux et africains, le « concept d’opérations harmonisé » précise la composition de la future force d’intervention – qui devra être placé sous mandat de l’ONU – et le soutien logistique de pays occidentaux, le niveau de participation des pays de la Cedeao, le financement et les moyens militaires dont elle disposera.

"Conférence des donateurs"

La force devrait comprendre 4 000 hommes au lieu des 3 000 initialement prévus et des éléments « non africains » pourraient y participer, ajoute-t-on de source diplomatique. Mais le financement n’est pas encore acquis. Selon le communiqué de la Cedeao, les chefs d’état-major ouest-africains ont demandé à l’organisation ouest-africaine « en collaboration avec l’UA, de mettre sur pied un comité restreint de planificateurs pour peaufiner le concept harmonisé (d’intervention) et d’organiser » ensuite « une conférence de donateurs ».

Le « comité restreint » devra « identifier dès que possible les insuffisances et proposer les types et nombre d’unités à générer » de cette force qui, précise le communiqué, s’appellera Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma). Saisi, le Conseil de sécurité de l’ONU devra se prononcer aux alentours du 26 novembre pour voter une éventuelle résolution donnant le feu vert définitif au déploiement de la force.

(Avec AFP)

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