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RDC : de sa cellule à la CPI, Bemba lance un appel à la réconciliation nationale

Jean-Pierre Bemba, le 19 octobre 2010 à La Hague. © Peter Dejong/AFP

Jean-Pierre Bemba, 49 ans, a beau attendre son jugement à la CPI, il n’en reste pas moins politiquement actif. Dans une lettre datée du lundi 12 novembre, il appelle les autorités congolaises à prendre leurs responsabilités en mettant "fin à la guerre à l’Est" de la RDC.

Il ne pouvait rester plus longtemps muet au risque de disparaître encore un peu plus des écrans radar des Congolais. Incarcéré à La Haye depuis mai 2008 dans l’attente de son jugement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Jean-Pierre Bemba s’est exprimé sur la situation sécuritaire de la RDC dans une lettre lue lundi, à Kinshasa, par Thomas Luhaka, secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC, 23 députés).

L’ancien vice-président et chef rebelle congolais, qui dirige le deuxième parti de l’opposition congolaise, « demande au pouvoir en place de prendre ses responsabilités, de mettre fin à la guerre à l’est du Congo et à l’insécurité qui y règne, protéger les populations civiles, restaurer l’autorité de l’État, éviter la partition du pays ».

Selon l’ONU, les combats au Nord-Kivu entre l’armée et les rebelles du M23 ont fait quelque 390 000 déplacés, tandis que plus de 60 000 Congolais ont fui au Rwanda et en Ouganda. « Le plus urgent et le plus important est de sauver le Congo. (…) Je lance cet appel solennel à la réconciliation, à l’unité et à la cohésion nationales, à toutes les Congolaises et à tous les Congolais où qu’ils se trouvent, afin de sauver la patrie en danger », poursuit Bemba dans sa missive.

(Avec AFP)

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