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Élections en Sierra Leone : dans l’attente des résultats, l’opposition dénonce des fraudes

Les résultats provisoires non officiels semblent donner la victoire au président sortant. © AFP

Les résultats des élections générales - présidentielle, législatives, municipales et locales - ne devraient pas être connus avant le 26 novembre en Sierra Leone. Mais l’opposition a déjà dénoncé des fraudes, lundi 19 novembre. L’Union européenne (UE), si elle a salué le bon déroulement des scrutins, s’inquiète de possibles violences.

L’atmosphère était tendue, lundi 19 novembre en Sierra Leone, marquée par l’inquiétude et les dénonciations de fraudes. Alors que le décompte des voix se poursuit, après des élections générales qui se sont globalement bien déroulées dimanche, l’heure n’est pas à un optimisme démesuré. Il existe « des preuves » de « bourrage d’urnes dans plusieurs bureaux de vote (…) avec l’entière complicité du personnel de la Commission électorale nationale », a affirmé dans un communiqué Julius Mada Bio, candidat du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP).

Le principal rival du chef de l’État sortant, Ernest Koroma, à la présidentielle, a ajouté : « Il est évident que les résultats annoncés ne reflètent pas les véritables votes ». Car les médias locaux se sont fait l’écho de résultats provisoires et partiels qui semblent donner la victoire à Ernest Koroma.

Retard non-justifié

De son côté, la mission d’observation de l’Union européenne (UE), qui compte une centaine de membres, a manifesté ses inquiétudes quant à « un retard non justifié dans l’annonce des résultats qui pourrait amener des conflits dans une société où la rumeur joue un grand rôle ». Richard Howitt, chef de la mission a ajouté : « Nous espérons que les partis feront en sorte que tous leurs militants tiennent leur engagement de non-violence une fois les résultats connus, les vainqueurs comme les perdants ».

L’UE a reconnu que les élections s’étaient tenues de façon pacifique et qu’elles avaient bien mobilisé les électeurs, qui était 2,6 millions à être appelées aux urnes. Ces scrutins sont considérés comme une étape essentielle pour la reconstruction du pays, touché par une guerre civile de 1991 à 2002, qui a fait 120 000 victimes.

(Avec AFP)
 

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