Fermer

RDC – M23 : les négociations suspendues jusqu’au 4 janvier 2013

La délégation du M23, à Kampala en Ouganda le 11 décembre 2012. © AFP

Le facilitateur et ministre ougandais de la Défense, Crypsus Walter Kiyonga, a décidé, vendredi 21 décembre, de suspendre avec effet immédiat les négociations de paix entre les rebelles du Mouvement du 23-Mars et le gouvernement congolais jusqu'au 4 janvier 2013.

Confronté à l’impossibilité de rapprocher les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), le facilitateur et ministre ougandais de la Défense, Crypsus Walter Kiyonga, a décidé de suspendre, vendredi 21 décembre, les négociations de paix jusqu’au 4 janvier 2013.

« En dépit de progrès substantiels, le consensus n’a pas été trouvé sur un des points de l’ordre du jour (…) ce point est relatif au besoin de renforcer l’accalmie actuelle des hostilités militaires », a déclaré le ministre ougandais.

Depuis le début des pourparlers, les délégués de Kinshasa et du M23 n’ont réussi qu’à se mettre d’accord sur des règles de procédure présidant les discussions et sur les grandes lignes de l’ordre du jour. Les délégués du M23 à Kampala avaient réclamé mercredi la signature d’un cessez-le-feu avec les autorités de RDC, accusant Kinshasa de s’y refuser et de faire traîner les négociations pour renforcer ses positions dans l’est de la RDC.

"Déficit de leadership et de légitimité"

Selon Crispus Kiyonga , quatre grands sujets seront discutés lors de la reprise des pourparlers : l’accord du 23 mars 2009, des problèmes de sécurité, des questions politiques, économiques, sociales et les mécanismes de mise en œuvre d’un éventuel accord.

Jeudi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s’était insurgée contre le déroulement des négociations. « L’UDPS affirme sans détour que les entretiens de Kampala ne constituent nullement le cadre et les moyens appropriés pour résoudre la crise dans sa profondeur, dans la mesure où la crise dans l’Est n’est que le prolongement de la crise au sommet de l’État qui se pose en termes de déficit du leadership et de légitimité », avait affirmé Bruno Mavungu Puati, le secrétaire général du parti de l’opposant Etienne Tshisekedi.

(Avec AFP)
 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici