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Congo: le procès des militaires accusés de l’explosion de Mpila devrait se tenir en janvier

Écrit par AFP

Une partie des décombres après les explosions du 24 mars 2012 à Brazzaville. © AFP

Le procès des vingt-trois militaires inculpés dans l'affaire des explosions d'un dépôt de munitions de Brazzaville qui ont fait près de 300 morts en mars, pourrait intervenir en janvier 2013, a annoncé jeudi Aimé Emmanuel Yoka, le ministre congolais de la Justice.

Le procès des vingt-trois militaires inculpés dans l’affaire des explosions d’un dépôt de munitions de Brazzaville qui ont fait 300 morts en mars, pourrait intervenir en janvier 2013, a annoncé jeudi Aimé Emmanuel Yoka, le ministre congolais de la justice.

« Le procès sera organisé, sans nul doute, à Brazzaville avant le 31 janvier 2013 », a-t-il dit à la radio nationale, précisant que « la Cour suprême se chargera de désigner la juridiction devant laquelle ils devront comparaître ».

« Il nous reste à espérer que la plus haute juridiction du pays fera preuve de diligence raisonnable afin que cette affaire connaisse très rapidement, dans le calme et la sérénité, l’épilogue judiciaire que les faits de la cause commandent », a déclaré M. Yoka.

La chambre d’accusation s’est déclarée récemment incompétente pour instruire les dossiers des 23 militaires inculpés et les a renvoyés devant le procureur général de la Cour d’appel.

Cette décision avait soulevé de nombreuses protestations notamment parmi les avocats des militaires, selon lesquels leurs clients étaient devenus des « otages de l’Etat". L’un d’entre eux, Me Amédée Nganga a affirmé à l’AFP que  « la procédure devant conduire au procès est illégale ».

Selon lui, « la chambre d’accusation, en se déclarant incompétente a ipso facto annulé la procédure. De ce point de vue, on ne peut plus garder les détenus à la maison d’arrêt, car aucun titre ne le justifie ».

Le 4 mars 2012, l’explosion du dépôt d’armes et de munitions du camp de blindés à Mpila, dans l’est de Brazzaville, avait fait 282 morts, blessé plus de 2 300 personnes et fait 17 000 sans abri.

L’enquête a conduit à l’arrestation de 26 personnes dont un officier supérieur, ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité.

Trois civils avaient été relâchés.

© 2012 AFP

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