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Le parti de Nana Akufo-Addo conteste les résultats de la présidentielle devant la Cour suprême

Le candidat du NPP, Nana Akufo-Addo. © Reuters

Plus de deux semaines après avoir annoncé son intention de contester légalement la victoire de John Dramani Mahama lors de la présidentielle du 7 décembre, le Nouveau parti démocratique (NPP) de Nana Akufo-Addo a déposé, vendredi 28 décembre, un recours devant la Cour suprême du Ghana.  

Le Nouveau parti démocratique (NPP) de Nana Akufo-Addo a déposé, vendredi 28 décembre, un recours concernant l’élection présidentielle du 7 décembre, devant la Cour suprême du Ghana. Le NPP, qui a avait annoncé, le 10 décembre, son intention de contester les résultats annoncés par la Commission électorale donnant le président John Dramani Mahama vainqueur dès le premier tour avec 50,70 % des voix contre 47,7% pour Akufo-Addo, disposait légalement de 21 jours pour déposer sa plainte.

L’objectif du NPP est de convaincre la Cour que la fraude a été assez répandue à travers le pays pour invalider la totalité d’un scrutin dont les résultats ont pourtant été jugés réguliers par les observateurs présents. Le parti d’Akufo-Addo estime qu’un certain nombre de résultats recueillis localement ne coïncident pas avec ceux annoncés par la Commission électorale. « L’étendue de ce que nous avons découvert a surpris même les plus sceptiques d’entre nous », a déclaré Nana Akufo-Addo lors d’une conférence de presse organisée vendredi, à Accra. « D’un point de vue personnel, ce fut une triste expérience ». Au total, après avoir analysé les données des 26 000 bureaux de votes, le NPP assure que plus d’un million de votes auraient été comptabilisés en trop.

Témoins

« Nous comprenons que dans une élection qui comprend plus de 11 millions de votants, il puisse y avoir des erreurs. Mais pourquoi ces erreurs de calculs avantagent si souvent le NDC du président Mahama ? », s’est interrogé Nana Akufo-Addo. Le NPP prévoit de citer 25 témoins, a précisé Gabby Otchere-Darko, un conseiller de M. Akufo-Addo, ajoutant qu’il s’attendait à ce que le verdict soit rendu courant février.

La défense a dix jours pour répondre aux poursuites et les 13 juges de la cour suprême auront quinze jours pour juger l’affaire. Le recours de l’opposition ne remettra toutefois pas en cause l’intronisation de John Dramani Mahama, qui doit avoir lieu le 7 janvier. Selon la Constitution, le candidat déclaré vainqueur par la Commission électorale le demeure légalement en attendant le verdict de la Cour suprême.
 

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