Fermer

Kora Awards : Magic System sacré meilleur groupe africain de l’année

La scène où se déroulera dimanche 30 décembre 2012 la cérémonie des Kora Awards. © AFP /Herve Sevi

Marquée par de gros problèmes d’organisation, la grande fête de la musique africaine des Kora Awards a finalement eu lieu dimanche 30 décembre. Le quatuor ivoirien Magic System a été consacré meilleur groupe africain de l’année, tandis que le chanteur américain Chris Brown ajoutait une petite touche "people" à la cérémonie.

Les Kora Awards ont finalement eu lieu, dimanche 30 décembre. Décalés d’une journée à cause de retards dans l’acheminement du matériel et marqués par de gros problèmes d’organisation, « les Kora reviennent de loin », a déclaré Yves Zogbo, l’un des animateurs de la soirée à l’issue de de la cérémonie.

Annoncée en début d’après-midi, le chanteur de R&B Chris Brown n’est apparu sur la scène du Stade Houphouët-Boigny qu’en milieu de soirée et n’a pas assisté à la remise des prix. Il était arrivé dimanche à Abidjan en compagnie de la star Rihanna, avec qui ses relations complexes font régulièrement la une des journaux people.

La cérémonie a été l’occasion de récompenser plusieurs artistes africains. Le quatuor Magic System a été consacré meilleur groupe africain de l’année. L’Ivoirien DJ Arafat a été sacré meilleur artiste du continent. La Nigérianne Chidinma est repartie avec le trophée de la meilleure artiste ouest-africaine. Le chanteur algérien de raï Cheb Khaled a été distingué pour l’Afrique du Nord, tandis que « mama » Patience Dabany, ex-Première dame du Gabon et mère de l’actuel chef de l’État Ali Bongo, a été célébrée comme « femme de l’année ».

Prévue samedi soir, la cérémonie a dû être reportée in extremis à lundi, puis à dimanche. L’équipe de l’homme d’affaires béninois Ernest Adjovi, le médiatique et controversé patron des Kora, a d’abord expliqué que Chris Brown n’avait pu monter dans son avion.

Mais, samedi soir sur la télévision publique ivoirienne RTI, Ernest Adjovi a invoqué les fortes pluies, qui auraient compliqué la tâche de la bonne centaine de techniciens, surtout sud-africains, pour l’installation de la cérémonie. Puis il a reconnu qu’une partie du matériel arrivait le soir même… dont certains des trophées qui doivent être décernés. « Nous sommes perfectionnistes », s’était-il justifié.

Avant même les ratés dans l’organisation finale, l’événement a été atteint par une polémique sur le prix des places, qui allait jusqu’à un million de francs CFA (1 500 euros). Un tarif hors de portée pour la plupart des Ivoiriens.

(Avec AFP)
 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici