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FLN : la fronde de huit ministres contre Abdelaziz Belkhadem

Écrit par Benjamin Roger

Le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem. © AFP

Le secrétaire général critiqué du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, n'en finit plus de voir son autorité contestée. Mercredi 9 janvier, huit ministres, membres du parti au pouvoir, ont publiquement réclamé sa démission. Ils lui demandent de céder sa place à un nouveau secrétaire général lors de la prochaine session du comité central, prévue du 31 janvier au 2 février.

Ils sont huit. Tous ministres membres du FLN. Dans l’après-midi du mercredi 9 janvier, ils se sont rassemblés à Alger. Objectif de cette réunion ? Obtenir la tête d’Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du parti. Très critiqué au sein du comité central depuis plusieurs mois, l’ancien protégé du président Bouteflika est accusé d’utiliser le parti pour assouvir ses ambitions personnelles, orientées vers la présidentielle de 2014.

Les signataires de l’appel, rendu public dans la soirée de mercredi, refusent de reconnaître son autorité et lui demandent de quitter le poste qu’il occupe depuis 2005. « Les ministres issus du FLN appellent Abdelaziz Belkhadem à céder sa place à un nouveau secrétaire général lors de la prochaine session du comité central du parti », prévue du 31 janvier au 2 février, indique le document. Ils l’accusent en outre d’avoir tenté d’utiliser « les institutions de l’État pour assouvir ses ambitions personnelles».

Démission forcée d’Ouyahia

Parmi les signataires figurent plusieurs poids lourds du gouvernement : Abdelaziz Ziari, ministre de la Santé, Tayeb Louh, ministre du Travail, ou encore Amar Tou, ministre des Transports. Rachid Harraoubia (Enseignement supérieur), Moussa Benhamadi (Télécommunications), Rachid Benaissa (Agriculture), Mahmoud Khoudri (chargé des relations avec le parlement) et Abdelkader Messahel (Affaires maghrebines et africaines), ont également paraphé le texte.

L’appel adressé au chef du FLN intervient quelque jours après le départ forcé de celui du Rassemblement national démocratique (RND), l’ex-premier ministre Ahmed Ouyahia. Lui aussi très contesté au sein de son parti depuis plusieurs semaines, il a été contraint de démissionner de son poste de secrétaire général le 3 janvier.

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Benjamin Roger (@benja_roger)

 

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