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Soudan : quatre travailleurs chinois enlevés au Darfour

Par Jeune Afrique

30 ouvriers chinois ont été enlevés en 2012 au Darfour. © AFP

Quatre ouvriers chinois ont été enlevés par des rebelles au Darfour, région située à l'ouest du Soudan.

Les quatre ouvriers chinois qui ont été enlevés, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 janvier, travaillaient à la construction d’une route lorsqu’ils ont été kidnappés par un groupe de rebelles, selon l’agence officielle soudanaise, Suna. Cinq autres employés, des Soudanais, ont aussi été enlevés.

L’attaque est survenue samedi, alors que les travailleurs, embauchés par une entreprise chinoise, s’apprêtaient à quitter le site de construction dans le nord du Darfour, théâtre de nombreuses violences et exactions ces dernières années.

L’identité du groupe de rebelles n’a pas été révélée, pas plus que le nom de la compagnie chinoise concernée. Les rebelles se sont également emparés de leurs véhicules.

Omniprésence chinoise

Les rapts sont monnaie courante dans la région du Darfour, les ravisseurs y voyant une façon d’extorquer de l’argent. Près d’une trentaine d’ouvriers chinois ont été enlevés en 2012, dans une autre zone trouble du pays, le Kordofan-Sud, située à la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud.

La Chine est omniprésente en Afrique, et le Soudan n’y fait pas exception. Le pays étant sous le coup de sanctions économique des États-Unis, la Chine y est le principal investisseur étranger et acheteur de pétrole, en plus de fournir d’importantes quantités de matériel militaire.

Les activités de la Chine ne cessent de croître sur le continent africain depuis dix ans. En juillet 2012, Pékin a annoncé que les prêts accordés au continent dépasseraient les 16 milliards d’euros d’ici trois ans.

(Avec AFP)

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