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Mali : situation confuse autour de Diabali

Par Jeune Afrique

L'armée française a affronté les djihadistes au corps à corps à Diabali. © AFP / ISSOUF SANOGO

Le maire de Diabali, Oumar Diakité, a annoncé le vendredi 18 janvier la reprise de la ville stratégique de Diabali, conquise quatre jours plus tôt par les islamistes radicaux. Mais la situation ne serait pas encore si claire.

(Mis à jour le 18 janvier à 18h15)

Diabali, la ville située au centre du Mali, conquise le 14 janvier par les islamistes du nord, aurait été reprise le vendredi 18 janvier par les soldats maliens, aidés par les soldats français. « Les forces présentes en ville effectuent actuellement des opérations de ratissage », a déclaré à Reuters le maire de la ville, Oumar Diakité.

La situation était cependant confuse, le 18 janvier en fin d’après-midi, car le ministère français de la Défense a annoncé qu’il « n’y avait aucun combat à Diabali à cette heure » (un peu avant 17h30), laissant entendre que la ville n’avait pas encore été reprise.

C’est dans la matinée qu’un raid aérien de l’aviation française a permis l’entrée des forces maliennes et françaises au sol. « Il y a un grand nombre de véhicules calcinés que les islamistes cherchaient à cacher dans les vergers », a ajouté Oumar Diakité.

Progression vers le nord

C’est une localité stratégique puisque Diabali se trouve sur la ligne de démarcation entre les islamistes et les forces franco-maliennes. Dans cette zone, «nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les plus déterminés et les mieux armés», avait indiqué le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. «On a affaire à plusieurs centaines, plus d’un millier – 1 200, 1 300 -, de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain», selon lui.

La progression vers le nord du Mali s’est poursuivie le 17 janvier. La ville de Konna, également au centre du Mali, était à nouveau contrôlée par les forces maliennes, selon l’AFP. Elle était aux mains des islamistes depuis le 10 janvier. La région reste toutefois inaccessible aux observateurs indépendants.

(avec agences)

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