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Côte d’Ivoire : deux pro-Gbagbo arrêtés au Ghana

Image d'un meeting pro-Gbagbo. © AFP

Deux semaines après l’arrestation au Ghana, et l’extradition en Côte d’Ivoire, de Charles Blé Goudé, deux pro-Gbagbo ont été arrêtés, lundi 4 février, à Accra : Jean Noel Abehi et Jean-Yves Dibopieu.

Les arrestations se poursuivent dans les rangs des exilés pro-Gbagbo au Ghana. Après Charles Blé Goudé, arrêté le 17 janvier et extradé vers la Côte d’Ivoire, c’est au tour du commandant de gendarmerie Jean Noel Abehi et de Jean Yves Dibopieu, ex-leader de la galaxie patriotique, de tomber dans les filets de la police.

Les deux hommes, arrêtés lundi soir à Accra, ont été extradé par la route vers la Côte d’Ivoire.

Coopération

Selon une source sécuritaire ivoirienne, ces arrestations interviennent dans le cadre d’une coopération entre les services de police de la Côte d’Ivoire et du Ghana. « Les personnes arrêtées font l’objet d’un mandat d’arrêt international. La Côte d’Ivoire a adressé une demande aux autorités ghanéennes qui y ont répondu favorablement. Ces deux personnes préparaient des activités subversives et s’apprêtaient à perpétrer une opération sur le sol ivoirien », explique la même source. Les deux hommes seront présentés à la justice ivoirienne avant la fin de la semaine, le temps « d’achever leur interrogatoire à la Direction de la surveillance du territoire (DST) où ils seront placés en garde à vue », a-t-elle ajouté.

"À chacun, son petit blanc"

Le commandant Jean Noel Abehi était le commandant de l’escadron blindé de la gendarmerie nationale, une unité d’élite basée dans la caserne d’Agban dans la commune populaire d’Adjamé, à Abidjan, qui a été un des derniers remparts du régime de l’ex-président Laurent Gbagbo, pendant la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011). Quant à Jean Yves Dibopieu, ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), il était très actif dans les milieux patriotiques. Proche de Charles Blé Goudé, on lui doit la célèbre phrase « à chacun, son petit blanc », prononcée au cours d’un meeting patriotique dans le quartier du Plateau en 2003.

 

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