Mali : le Mujao revendique des explosions de mines meurtrières

Le Mujao est l'un des groupes islamistes armés qui ont longtemps contrôlé le Nord du Mali. © Issouf Sanogo/AFP

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a revendiqué, jeudi 7 février, deux récentes explosions de mines qui ont frappé des véhicules de soldats maliens, faisant six morts.

« Nous avons réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et à organiser des kamikazes ». Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un des groupes islamistes armés qui ont contrôlé le Nord du Mali, pendant plus de neuf mois, a revendiqué, jeudi 7 février, deux récentes explosions de mines qui ont frappé des véhicules de soldats maliens et fait six morts.

« Nous appelons les citoyens à ne pas se déplacer sur les routes nationales parce qu’il y a danger de champs de mines », a souligné dans un communiqué adressé à l’AFP le porte-parole du mouvement,  Abu Walid Sahraoui, tout en « exhortant au jihad (guerre sainte) contre les régimes infidèles, pour établir la charia (loi islamique) et libérer les musulmans ».

La route Douentza-Gao minée

Mercredi, « un véhicule de l’armée malienne a sauté sur une mine posée par les criminels islamistes entre Douentza et Gao. Il y a eu quatre morts », a déclaré un officier de la gendarmerie de Douentza, à 800 km au nord-est de Bamako, ce qu’a confirmé une source militaire française. Le 31 janvier, deux soldats maliens avaient déjà été tués dans une explosion similaire, sur la même route.

Le trajet entre Douentza et Gao (environ 400 km) est particulièrement dangereux en raison des mines qui y ont été dissimulées.

Douentza avait été reprise le 21 janvier par les soldats français et maliens et Gao, la plus grande ville du Nord du Mali, le 26 janvier, aux groupes islamistes armés qui l’ont occupée pendant des mois, multipliant les exactions.

(Avec AFP)