Mali : doutes sur les élections, situation humanitaire préoccupante

Un camp de réfugiés maliens en Mauritanie. © AFP

Un peu éclipsée par l’intervention militaire franco-malienne, la situation humanitaire au Mali préoccupe. Alors que des dizaines de milliers de personnes continuent de fuir les zones d’affrontements, les besoins ne cessent de croître. D’autant que le gouvernement a tout intérêt à prendre le problème à bras-le-corps s’il veut tenir rapidement des élections, les deux tours de la présidentielle étant annoncés pour les 7 et 21 juillet.

Mis à jour le 15/02 à 9h22.

Le problème malien ne se limite pas à la reconquête du nord du pays. Si les armées malienne et française reprennent une à une les positions de force des islamistes, une autre bataille s’engage avec, au cœur de celle-ci, les populations civiles. Depuis le début des frappes aériennes, des dizaines de milliers de personnes ont ainsi fui, en partie vers les pays voisins.

Pour ces déplacés et réfugiés, la galère ne fait que commencer. Malnutrition, risques de choléra, accès aux soins, le manque est partout et l’ONU a déjà annoncé qu’il faudrait au bas mot 373 millions de dollars pour la seule année 2013.

D’autant que ces populations ne devront pas être négligées dans quelques mois, lorsque le temps sera venu, selon le gouvernement malien, d’organiser des élections libres. Si les dates des 7 et 21 juillet ont été fixées par les autorités pour la présidentielle – elles ont annoncé ce choix le 14 février -, d’aucuns ont d’ores et déjà trouvé cette échéance prématurée. Mais, délai tenu ou non, il faudra, une nouvelle fois, trouver les fonds nécessaires afin d’assurer le bon déroulement du scrutin et, surtout, sa sécurisation.

L’interview de Aurélien Agbénonci, coordonnateur humanitaire des Nations unies au Mali, réalisée le 12 février 2013 :

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