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Jean-Yves Le Drian en visite surprise au Mali

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à son arrivée à l'Elysée, le 5 mars 2013 à Paris. © AFP

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé jeudi 7 mars dans le nord-est du Mali pour faire une visite surprise aux troupes françaises qui y combattent les groupes islamistes armés. Il doit ensuite se rendre à Gao et Bamako.

Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, est arrivé jeudi 7 mars dans l’extrême-nord du Mali pour une visite aux militaires français qui se battent actuellement contre les jihadistes dans l’Adrar des Ifoghas.

L’objectif de ce voyage, au lendemain de la mort du quatrième soldat français au Mali, est d’adresser « un message de fierté et d’encouragement » aux troupes françaises, a précisé une source à la Défense.

Le ministre doit ensuite se rendre à Gao (nord) et dans la capitale Bamako, où il est attendu à 17h00. Il y donnera une conférence de presse vendredi à la mi-journée, a-t-on précisé à l’ambassade de France à Bamako.

Vallée de l’Amettetaï

Dans un premier temps, le ministre de la Défense s’est rendu jeudi matin dans la vallée de l’Amettetaï, au coeur du massif montagneux des Ifoghas, considéré comme « le sanctuaire des groupes terroristes » et le théâtre des « combats les plus durs », selon Paris. Depuis l’aéroport de Tessalit, Jean-Yves Le Drian s’est ensuite adressé aux militaires français.

« En délogeant les jihadistes de leurs derniers bastions, vous êtes les têtes de pont de cette guerre sans répit que la France a décidé de livrer contre les groupes terroristes qui sévissent encore au Mali », a-t-il déclaré, cité dans un communiqué du ministère. « Sur vous, ainsi que sur nos frères d’armes tchadiens, dont je sais les souffrances et dont je salue le grand courage, repose désormais une grande part du succès de l’opération Serval », lancée le 11 janvier, a-t-il ajouté.

Le ministre a également rendu hommage aux quatre militaires morts pour la France au Mali : le commandant Damien Boiteux, l’adjudant Harold Vormezeele, le caporal Cédric Charenton et le brigadier-chef Wilfried Pingaud. Quelque 4 000 militaires français sont aujourd’hui engagés dans l’opération Serval. Selon la Défense, « la détermination de la France (…) pour rendre sa souveraineté à l’État et au peuple malien est totale ».

La mission n’est "pas finie"

Selon une source militaire française au Mali, Jean-Yves Le Drian était attendu à la mi-journée à Gao, une des villes du nord reprise aux islamistes dans la première phase de l’opération. Interrogé par la chaîne France 24 dans le nord-est du Mali, le ministre a rappelé que c’est dans ces montagnes que deux des quatre soldats français avaient été tués. « Je voulais leur rendre hommage et saluer leurs camarades. Je voulais leur dire que la France était fière de ses soldats (…) fière de la qualité professionnelle et de la bonne marche des opérations », a-t-il ajouté à France 24.

La mission n’est toutefois « pas finie », a aussi affirmé le ministre de la Défense, rappelant l’objectif de rendre au Mali son « intégrité ». « C’est après que progressivement nous nous retirerons pour laisser la place à la mission africaine sous l’égide des Nations unies », a-t-il précisé.

Au Mali, les quelque 4 000 militaires français coordonnent leurs actions avec l’armée malienne, environ 4 000 soldats des pays de l’Afrique de l’ouest et 2 000 Tchadiens.

(Avec AFP)

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