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Algérie – Affaire Sonatrach : le juge d’instruction attend les conclusions des commissions rogatoires internationales

Par Jeune Afrique

Un pipeline en Algérie. © AFP

Dans l'enquête concernant une affaire de corruption née de contrats entre le groupe pétrolier algérien Sonatrach et des firmes étrangères, le juge en charge du dossier à Alger attend les conclusions de commissions rogatoires internationales. L’instruction est en cours, en Italie, en Suisse et aux Émirats arabes unis. Des personnalités algériennes pourraient être impliquées.

Le juge d’instruction algérien chargé de l’affaire Sonatrach, attend sous peu les conclusions des commissions rogatoires internationales ouvertes à sa demande, en Italie, en Suisse, et aux Émirats arabes unis.

Le parquet d’Alger avait ordonné, le 10 février, le déclenchement d’une enquête sur une éventuelle affaire de corruption liée à des contrats entre le géant énergétique italien Eni et la compagnie pétrolière nationale algérienne. Le déclenchement de l’action publique suivait l’ouverture d’une enquête sur la même affaire par le parquet de Milan. Mais selon le procureur d’Alger, « l’information judiciaire connaîtra, sans nul doute, une cadence accélérée dès réception des résultats des commissions rogatoires internationales par le juge d’instruction et la convocation ou l’émission de mandats de justice à l’encontre de toute personne impliquée sera requise ».

Coopération algéro-italienne

Depuis les révélations du parquet de Milan concernant le versement de commissions occultes et de rétrocommissions lors de la passation de plusieurs marchés entre Sonatrach et Saipem, filiale de l’italien Eni, la coopération judiciaire s’accélère entre les deux pays. D’un commun accord, les instruments d’entraide prévus par le traité de partenariat stratégique de 2003 ont été activés. Les parquets de Milan et de Sidi M’hamed (juridiction algéroise chargée des dossiers de corruption chez Sonatrach) multiplient les échanges d’informations. En matière de police, les interlocuteurs sont, côté italien, la Brigade financière, et, côté algérien, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS, services secrets).

Selon la presse algérienne, plusieurs hauts responsables, dont l’ex-ministre de l’Energie Chakib Khelil, démis de ses fonctions fin mai 2010 après avoir occupé ce poste durant dix ans, sont soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption au sein de la Sonatrach. Une série de scandales qui a commencé en janvier 2010 après le limogeage du PDG de la Sonatrach, Mohamed Meziane.

Cette affaire pourrait avoir des prolongements au Canada, touchant également le géant de l’ingénierie SNC Lavalin.

(Avec AFP)

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