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Égypte : la justice défie le président Morsi

Par Jeune Afrique

Abdel Meguid Mahmoud avait été destitué par M. Morsi en novembre 2012. © AFP

La cour d’appel du Caire a prononcé, mercredi 27 mars, l’annulation de la destitution par le président Mohamed Morsi de l’ancien procureur général Abdel Meguid Mahmoud.

La décision de la cour d’appel du Caire d’annuler le limogeage par le président Morsi du procureur général Abdel Meguid Mahmoud est un signe de défiance de la part du pouvoir judiciaire à l’égard de celui des Frères musulmans.

M. Mahmoud avait été démis de ses fonctions et remplacé par Talaat Abdallah en novembre 2012. Cette décision avait provoqué une levée de boucliers chez les magistrats, qui avaient dénoncé une ingérence de l’exécutif dans les affaires de la justice.

Deux procureurs

« La cour a jugé que la décision de Morsi contrevenait aux lois régissant le pouvoir judiciaire », a-t-il déclaré. Mais « cette décision fait que nous avons deux procureurs généraux. La solution serait qu’une cour supérieure comme la Cour constitutionnelle tranche », a-t-il ajouté.

M. Mahmoud était accusé par les militants de la révolte de 2011 d’être partisan et d’avoir été à l’origine de l’insuffisance des preuves présentées par le parquet dans les procès des anciens responsables du régime. L’ancien procureur général s’est dit « heureux » de cette décision mais n’a pas précisé s’il comptait réintégrer ses fonctions.

(Avec AFP)

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