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RDC : l’ONU presse Kinshasa de sanctionner les soldats violeurs

Par Jeune Afrique

Hervé Ladsous, lors d'une visite à Kinshasa, le 10 septembre 2012. © AFP

Les Nations unies ont ordonné, mercredi 27 mars, à la République démocratique du Congo, d’agir dans la semaine qui vient contre les forces de l’armée impliquées dans 126 viols commis en novembre 2012 au Kivu. Dans le même temps le Conseil de sécurité va voter, jeudi 28 mars, la création d’une "Brigade d’intervention" pour appuyer la Monusco dans la lutte contre les milices agissant à l'est du pays.  

Les Nations unies ont posé un ultimatum à la République démocratique du Congo (RDC), mercredi 27 mars, pour agir contre les violences sexuelles exercées par l’armée. Le pays a une semaine pour mener la charge contre deux bataillons accusés d’avoir commis au moins 126 viols. L’avertissement émane d’Hervé Ladsous, chef de la mission de maintien de la paix de l’ONU, lors d’une réunion à New York avec le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Raymond Tshibanda.

« Le gouvernement congolais a été averti que les actions de l’armée ne sont pas acceptables et qu’il y aura de sérieuses conséquences », a souligné un diplomate. L’ONU avait précédemment menacé le gouvernement de RDC de ne plus travailler avec les troupes visées, par le biais de deux lettres envoyées en février, si des actions n’étaient pas prises à propos de ces cas de viols présumés.

"Brigade d’intervention"

Cet entrevue s’est déroulée alors que le Conseil de sécurité doit se réunir jeudi pour voter une résolution mettant en place une « brigade d’intervention » afin d’aider l’armée à combattre les groupes rebelles dans l’est de la RDC. Cette décision serait une grande première pour l’ONU, qui s’apprête à créer une force offensive et non plus seulement défensive. « Cette Brigade d’intervention sera composée de trois bataillons d’infanterie, soit environ 2 700 hommes, et basée à Goma. », selon Karim Lebhour, correspondant de RFI.

(avec AFP)

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