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Tunisie : l’armée traque une « cinquantaine de jihadistes » retranchés sur le mont Chaambi

Des soldats tunisiens à Tunis le 11 février 2013. © Fethi Belaid/AFP

Une cinquantaine de jihadistes sont actuellement traqués sur le mont Chaambi, dans l'ouest de la Tunisie. Jeudi, le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'un deuxième groupe de jihadistes était également poursuivi, plus au nord dans la région du Kef.

Mis à jour le 02/05 à 15h35.

Des combats ont opposé les forces tunisiennes à un groupe d’une « cinquantaine de salafistes jihadistes bien armés » retranchés sur le mont Chaambi, près de la frontière algérienne, a indiqué, mercredi 1er mai, une source sécuritaire sur le terrain. Le journaliste de l’AFP présent sur place a fait état d’échanges de tirs nourris.

Un représentant du ministère de la Défense, le colonel Mokhtar Ben Naceur, n’a pas voulu approrter de précision. « Je n’ai pas d’idée sur leur nombre. La région de Chaambi est immense, on est en train d’essayer de les pourchasser. Pour le moment nous n’avons arrêté personne ».

Les jihadistes ont miné une partie du mont Chaambi, avec des engins artisanaux qui ont blessé une dizaine de gardes nationaux et de militaires depuis lundi. « On a trouvé hier (mardi) des grenades, des engins explosifs de type militaire et artisanal, de la documentation sur la fabrication d’engins artisanaux, des documents codés, des cartes géographiques et des téléphones mobiles ayant servi à passer des appels vers l’étranger », a poursuivi la source sécuritaire.

La gendarmerie en retrait

Selon la source interrogée par l’AFP, ce groupe de jihadistes est commandé par un Algérien et deux Tunisiens originaires du chef-lieu régional, Kasserine. Il est considéré comme responsable d’une attaque qui a coûté la vie à un agent la Garde nationale à Bou Chebka, poste frontalier avec l’Algérie. Les forces tunisiennes tentent depuis décembre de le démanteler. Composé à l’origine de onze combattants, il a été renforcé par « des jeunes de Kasserine et des hommes revenus du Mali », a indiqué cette source qui n’a pas précisé l’origine de ces informations.

Contrairement aux deux jours précédents, les opérations sont menées depuis mercredi par l’armée, les unités militaires étant les seules à être équipées de détecteur de mines. La garde nationale – l’équivalent de la gendarmerie – est passée en seconde ligne.

Par ailleurs, on a appris jeudi qu’un deuxième groupe de jihadistes était également traqué, plus au nord dans la région du Kef, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui. « Il y a deux groupes, l’un au Mont Chaambi d’une quinzaine, vingtaine de personnes (…) un autre groupe est dans la région du Kef près de la frontière algérienne », a-t-il déclaré sans apporter plus de précisions sur ce second groupe de jihadistes.

(Avec AFP)

 

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