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Centrafrique : émission d’un mandat d’arrêt international contre François Bozizé

Le président déchu François Bozizé. © Vincent Fournier pour J.A.

Les nouvelles autorités centrafricaines ont annoncé, vendredi 31 mai, avoir lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien président François Bozizé, actuellement réfugié au Cameroun.

« Crimes contre l’humanité et incitation au génocide ». Voici les principaux chefs d’accusations du mandat d’arrêt international lancé, le 29 mai, par les nouvelles autorités centrafricaines contre l’ancien président François Bozizé, actuellement réfugié au Cameroun. « Des crimes relevant du statut de la Cour pénale internationale (CPI) », lui sont également imputés, a déclaré, vendredi 31 mai, le procureur de Bangui, Alain Tolmo.

« Depuis le 2 mai 2013 sur la base des informations factuelles, détaillées, précises, contenues dans les prescriptions écrites du ministre de la justice, des instructions ont été transmises au parquet général, pour ordonner l’ouverture d’une enquête contre M. François Bozizé Yangouvonda et autres, pour des faits ou du moins pour des chefs d’accusation multiples et lamentablement graves », a précisé le magistrat.

Assassinats, arrestations arbitraires, séquestrations…

« D’autres mandats d’arrêt internationaux sont en cours d’émission », a-t-il ajouté sans plus de précisions. Selon Alain Tolmo, l’ancien président est également accusé « d’assassinats, au nombre de 22 actuellement ; des arrestations, séquestrations et détentions arbitraires au nombre de 53 ; destruction et incendie des maisons d’habitation au nombre de 3 823 pour le moment ; des exécutions sommaires qui se chiffrent à 119 ».

Une Commission mixte d’enquête mise en place par les autorités de Bangui a rencontré jeudi le ministre centrafricain de la justice Arsène Sendé. Et selon une source judiciaire, cette commission devrait enquêter sur les violations des droits humains et autres crimes commis pendant le règne François Bozizé, mais aussi après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka le 24 mars dernier.

(Avec AFP)

 

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