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RDC – Léopards Espoirs : la difficile chasse aux jeunes talents

L'équipe des Léopards Espoirs de RDC en 2011. © DR

La sélection des moins de 20 ans de la RDC vient de participer au Festival international Espoirs de Toulon. Claude Le Roy, le sélectionneur national, qui a assisté aux matchs des jeunes congolais, mise beaucoup sur le travail de détection et de formation.

Les Léopards espoirs n’ont pas franchi le premier tour de ce que Le Roy considère « comme le tournoi de cette catégorie le plus prestigieux du monde », et ce n’est finalement pas ce qu’on attendait d’eux. Toujours battus, mais à chaque fois par un seul but d’écart – États-Unis (0-1), France (0-1), Corée du Sud (1-2) et Colombie (0-1) – les Congolais ont présenté un visage plutôt avenant, celui d’une équipe destinée à assurer, un jour où l’autre, la relève au niveau supérieur. « D’ailleurs, certains d’entre eux ont déjà  été appelés en A », souligne Le Roy.

Ils s’appellent Luvumbu ou Kasereka (AS Vita Club), Ndonga (TP Mazembe), Manzia (Étoile du Sahel) ou Mbemba (RSC Anderlecht), et ont déjà fréquenté la sélection nationale. Ils y reviendront probablement un jour, puisque l’espérance de vie de cette équipe de moins de 20 ans, composée elle aussi de joueurs évoluant en RDC et à l’étranger et dirigée par Sébastien Migné, l’adjoint de Le Roy, est limitée.

Déplacements en provinces compliqués

« Il n’y a pas d’échéance pour elle à moyen terme. Mais il y a des garçons qui vont jouer pour l’équipe des locaux, quand d’autres seront sans doute appelés ou rappelés en A. » Et au-delà du cas des Espoirs, c’est tout le travail de détection et de formation en RDC qui demande à être amélioré. « Il faudrait être plus actif dans ces domaines, car la RDC est une terre de foot, où les talents sont nombreux. Mais il n’est pas toujours facile de se déplacer dans le Kivu, le Kasaï ou le Bas-Congo, où nous n’avons pas toujours les relais nécessaires. »

La Direction nationale technique congolaise, grâce à ses relais dans les provinces, parvient ponctuellement à signaler la présence de joueurs prometteurs. « Il faudrait mettre en place des Conseillers techniques régionaux compétents, avec des moyens, du matériel », plaide Le Roy. Lequel convoque ses souvenirs camerounais et sénégalais, à l’époque où il y était le sélectionneur national.

« Régulièrement, on partait en province affronter une sélection. Aujourd’hui, le faire avec la sélection A est impossible, puisque il y a beaucoup de joueurs qui évoluent à l’étranger. Mais le faire avec la sélection locale, ce serait une bonne chose, non seulement pour créer un engouement, mais aussi pour repérer des joueurs dans des provinces. »

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