Maroc : assaut massif de migrants subsahariens sur la barrière de Melilla

Des Marocains jettent des pierres contre l'enclave espagnole de Melilla, en octobre 2012. © AFP

Des migrants subsahariens ont lancé mercredi 26 juin un "assaut massif" contre la frontière grillagée qui sépare le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla. Selon les autorités locales, une centaine de clandestins sont parvenus à entrer en territoire hispanique.

Les assauts de migrants subsahariens sur l’imposante barrière qui entoure l’enclave de Melilla se multiplient ces derniers mois. Dans la nuit de mardi à mercredi, des dizaines d’entre eux ont une nouvelle fois tenté de passer en force du côté espagnol.

« Il y a eu un assaut massif », a indiqué un porte-parole de la préfecture. D’après les médias espagnols, une centaine de migrants sont parvenus à entrer en Espagne vers 02h00 GMT.

Des groupes de migrants venus d’Afrique subsaharienne lancent régulièrement des assauts contre la frontière à Melilla, espérant pénétrer sur le continent européen. Melilla, peuplée de 80 000 habitants, est la seule frontière terrestre de l’Union européenne avec le continent africain, avec l’autre enclave espagnole de Ceuta, également située sur la côte méditerranéenne du Maroc.

Déplacement des flux de migration

Fin 2012, des associations de défense des droits de l’homme ont affirmé que 20 000 à 25 000 clandestins originaires d’Afrique sub-saharienne se trouvaient sur le sol marocain.

Le préfet de Melilla, Abdelmalik El Barkani, avait souligné en mai la difficulté pour les autorités espagnoles de répondre à la forte pression migratoire aux portes des enclaves. Après avoir utilisé la voie maritime vers l’archipel des Canaries, à l’ouest du Maroc, le flux de l’immigration clandestine venue d’Afrique s’est déplacé vers le nord du Maroc depuis la fin des années 2000.

« Différentes circonstances ces derniers mois et ces dernières années, comme la situation au Sahel et dans les pays arabes, de même que la lutte contre l’immigration à travers l’Atlantique vers l’Espagne ont modifié les flux », avait-il expliqué, faisant de Ceuta et Melilla « les principales voies d’entrée des Subsahariens en Espagne et une des plus importantes voies d’entrée en Europe ».

(Avec AFP)

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