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Algérie : succession de Bouteflika, Zeroual dit non

L'ancien ministre de la Défense est à la retraite depuis 1999. © Capture d'écran/Youtube

Alors que les rumeurs sur son retour s’étaient multipliées ces dernières semaines, l’ancien président algérien Liamine Zeroual a réfuté, le 3 juillet, toute velléité de succéder à Abdelaziz Bouteflika.

L’ancien président algérien Liamine Zeroual, 72 ans le 3 juillet, qui avait démissionné de son poste en septembre 1998 et s’était depuis retiré de l’arène politique, n’a pas souhaité y revenir. Depuis l’hospitalisation en France d’Abdelaziz Bouteflika pour un AVC, le 27 avril, les sollicitations et les appels du pied en sa direction n’avaient pas manqué. Objectif : lui faire accepter de reprendre les rênes du pouvoir pour une transition en douceur jusqu’à la prochaine élection présidentielle en 2014. Voire plus.

Mercredi 3 juillet, l’intéressé a donné une réponse définitive à ceux qui militaient pour son retour. Alors qu’une délégation d’une centaine de personne s’était rassemblée devant son domicile, à Batna (435 km au sud-est d’Alger), Zeroual est sorti, entouré de ses gardes de corps, à leur rencontre. Et de déclarer en substance que, pour lui, la page était définitivement tournée, qu’il était favorable à l’alternance en faveur de nouvelles forces politiques. L’Algérie possédant suffisamment de dirigeants de qualité, a-t-il expliqué, sa présence aux affaires n’était pas indispensable.

Aura

À la retraite depuis avril 1999, cet ancien ministre de la Défense a volontairement pris ses distances avec la vie politique et a gardé ainsi une certaine aura auprès de ses compatriotes. Des rumeurs avaient circulé dans le courant du mois de juin faisant état de son éventuel retour. Ce n’était pas la première fois : durant la campagne pour la présidentielle de 2009, remportée par Bouteflika, son nom avait également été brandi par ses partisans pour affronter le président sortant.

Devant l’insistance de ses fidèles, Liamine avait rompu officiellement le silence, le 13 janvier 2009, pour réfuter sa candidature. « Lorsque j’ai quitté le pouvoir en 1998, c’était pour permettre une alternance au pouvoir » avait-il assuré, déjà, dans un communiqué public. En 2013 comme en 2009, Liamine Zeroual reste fidèle à ses arguments.

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