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À Washington, Barack Obama dénonce l’adoption de lois anti-gays dans certains pays

Par Jeune Afrique

Barack Obama a défendu à maintes reprises les droits des homosexuels. © AFP

Le président américain Barack Obama a critiqué, mardi 6 août, les pays qui adoptent des lois discriminantes contre les homosexuels, après l'adoption par la Russie de mesures sanctionnant la propagande gay.

Répondant à une question sur l’adoption par Moscou d’une loi sanctionnant la propagande gay, Barack Obama a réitéré, mardi, ses critiques contre les pays qui adoptent des lois discriminantes contre les homosexuels. « Je n’ai aucune tolérance pour des pays qui essayent de traiter les gays, les lesbiennes ou les personnes transgenres d’une manière qui les intimide ou qui leur fait du mal », a déclaré le président américain.

« Que vous discriminiez pour des motifs de race, de religion, de genre ou d’orientation sexuelle, vous violez la morale de base qui je pense devrait transcender chaque pays », a-t-il ajouté. « La Russie n’est pas la seule à adopter de telles lois », a-t-il noté, faisant référence, sans les nommer, à des pays d’Afrique qui d’une manière ou d’une autre persécutent les gays et les lesbiennes. L’Ouganda a par exemple défrayé la chronique en proposant une mesure, jamais entérinée, qui exige la peine capitale pour homosexualité aggravée.

« Cela donne parfois des conférences de presse embarrassantes », a aussi indiqué Barack Obama, faisant sûrement allusion à son point presse commun avec Macky Sall lors de son dernier déplacement au Sénégal.

Une loi russe, promulguée par le Président Vladimir Poutine, a introduit des amendes atteignant 5 000 roubles (156 euros) pour les citoyens qui diffusent des informations à des mineurs dont l’intention est de faire naître des formes de sexualité non-traditionnelles ou qui pourraient entrainer la compréhension déformée selon laquelle relations homosexuelles et hétérosexuelles seraient socialement équivalentes.

Des opposants ont qualifié cette loi d’homophobe. D’après eux, le texte est tellement vague qu’il allait inévitablement être utilisé de façon arbitraire et stimuler les sentiments hostiles aux homosexuels dans le pays.

(Avec AFP)

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