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Kenya : important incendie en cours à l’aéroport international de Nairobi

Par Jeune Afrique

Des avions stationnés à l'aéroport Jomo Kenyatta de Nairobi, le 14 août 2009. © AFP

Un gigantesque incendie a ravagé, mercredi 7 août, l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, dont tous les vols ont été annulés ou déroutés. Les pompiers sont toujours à l’œuvre pour tenter de contenir totalement les flammes. En attendant, les autorités ont annoncé la fermeture de l’aéroport, mais les vols domestiques et le frêt pourront reprendre rapidement.

Mis à jour le 7 août 2013 à 13 heures 11.

L’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) de Nairobi est fermé, en raison d’un énorme incendie qui s’est déclaré, mercredi 7 août, « au terminal des arrivées internationales ». Selon le centre national kényan de gestion des catastrophes, le feu est en train d’être « maîtrisé ». « Les vols domestiques et le transport frêt reprendront cet après-midi [le 7 août, NDLR] », a annoncé le porte-parole de la présidence kényane, Manoah Esipisu, ajoutant que des informations sur la reprise du trafic international seraient communiquées ultérieurement.

Mais d’impressionnants nuages de fumée noire montaient encore dans le ciel vers 9 heures 30 locales (6 heures 30 TU). Et des dizaines de camions de pompiers et de policiers sont toujours sur place pour tenter de contenir totalement les flammes.

L’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) de Nairobi ravagé par un incendie, le 7 août 2013.

© AFP

Aucune victime n’a été signalée en début de matinée. Les vols prévus sur Nairobi ont été déroutés sur d’autres aéroports du pays, dont celui de Mombasa, la grande ville côtière kényane sur l’Océan Indien.

JKIA, l’un des principaux hubs aériens d’Afrique

La compagnie aérienne Kenya Airways a de son côté annoncé l’annulation, pour une période indéterminée, de tous ses vols, à l’exception de cinq d’entre eux, déroutés sur Mombasa.

Un coup dur pour des dizaines de milliers de passagers qui risquent d’être affectés par la fermeture de l’un des principaux hubs aériens d’Afrique. L’aéroport de Nairobi assure de nombreux vols domestiques, mais dessert aussi de nombreuses capitales africaines et plusieurs destinations européennes, asiatiques et du Moyen-Orient.

Selon une source régionale de l’aviation civile, JKIA a vu l’an dernier passer 6,2 millions de passagers. Le mois d’août est particulièrement chargé : les touristes occidentaux en vacances d’été, friands des parcs animaliers kényans et de ses côtes de sable blanc, y affluent alors.

"Crise majeure"

Tôt ce mercredi, le président kényan, Uhuru Kenyatta, dont le père, premier président du Kenya, a donné son nom à l’aéroport international, s’est rendu sur les lieux de la catastrophe pour évaluer l’ampleur des dégâts. Plus tôt dans la matinée, un responsable du ministère kényan de l’Intérieur, Mutea Iringo, avait affirmé que les secteurs « Arrivées » et « immigration » de l’aéroport avaient été « entièrement détruits ».

« Il s’agit d’une crise majeure », a déclaré, pour sa part, un haut responsable des Transports, Michael Kamau. L’aéroport de Nairobi est desservi par une voie expresse qui relie à la capitale kényane à l’important port de Mombasa. L’axe est régulièrement en proie à de massifs embouteillages. Depuis, les routes accédant à l’aéroport ont même été fermées pour laisser l’entière priorité aux secours.

L’incendie est intervenu 15 ans jour pour jour après la double attaque contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie voisine. Ces attentats, perpétrés par Al-Qaïda, avaient fait 224 morts. Rien n’indique cependant à ce stade que l’incendie survenu à JKIA pourrait être d’origine criminelle. Pour l’heure, l’origine du feu n’a pas encore été déterminée.

(Avec AFP)

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