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Crise en Égypte : les médiations étrangères échouent à instaurer des négociations

Mohamed El Baradei (g), parle avec l'adjoint au secrétaire d'État américain, William Burns (c). © AFP

Depuis une semaine, des émissaires internationaux tentaient une médiation pour éviter un affrontement entre les forces de l'ordre et les manifestants islamistes partisans du président déchu Mohamed Morsi. Mercredi 7 août, la présidence égyptienne a annoncé que leurs efforts avaient échoué.

C’est un échec. Mercredi, la présidence égyptienne, à travers un communiqué, a indiqué que les médiateurs internationaux présents dans le pays depuis une semaine n’étaient pas parvenus à un accord entre les deux camps adverses.

« Le gouvernement intérimaire, mis en place par l’armée après la destitution il y a un mois (le 3 juillet, NDLR) du premier président égyptien élu démocratiquement, rend responsable les Frères musulmans de l’échec de ces efforts », lit-on dans un communiqué de la présidence.

L’influente confrérie islamiste, dont est issu l’ex-président Mohamed Morsi, organise depuis plus d’un mois deux sit-in au Caire que les forces de l’ordre menacent de disperser par la force. Après plus de 250 morts en un mois – essentiellement des islamistes – dans des affrontements entre pro et anti-Morsi, mais aussi entre forces de l’ordre et pro-Morsi, la communauté internationale redoute un bain de sang si la police tente de disperser les sit-in.

Pousser les autorités à la retenue

« La phase des efforts diplomatiques a pris fin aujourd’hui », insiste la présidence, qui rend les Frères musulmans « complètement responsables des conséquences à venir, de leurs violations des lois, et de leur mise en danger de la sécurité publique ».

Depuis une semaine, les États-Unis et l’Union européenne, mais aussi l’Union africaine, le Qatar et les Émirats arabes unis, ont dépêché au Caire des ministres et des représentants pour tenter d’amener les autorités à la retenue et de convaincre les islamistes de se disperser.

Le secrétaire d’État américain adjoint William Burns, qui avait prolongé de plusieurs jours une visite surprise au Caire, a quitté l’Égypte mercredi matin. Le représentant de l’Union européenne Bernardino Leon était, lui, toujours au Caire à la mi-journée.

(Avec AFP)

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