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Tunisie : Ennahdha accepte la suspension de la Constituante et appelle au dialogue politique

Des Tunisiens manifestent devant l'Assemblée constituante, à Tunis le 6 août 2013. © AFP

Le parti islamiste Ennahdha, au pouvoir en Tunisie, a annoncé, mercredi 7 août, qu'il acceptait la suspension des travaux de la Constituante. La formation de Rached Ghannouchi appelle aussi à un dialogue avec ses adversaires pour aboutir à un gouvernement d'union nationale.

Sous pression depuis l’assassinat, le 25 juillet, de l’opposant de gauche Mohamed Brahmi, Ennahdha a annoncé mercredi qu’elle acceptait la suspension des travaux de l’Assemblée nationale constituante (ANC), annoncée la veille par son président Mustapha Ben Jaafar. Le parti islamiste au pouvoir a en outre appelé ses adversaires au dialogue pour aboutir à un gouvernement d’union nationale.

« En dépit de nos réserves formelles et juridiques sur cette initiative (de suspendre la Constituante, NDLR), nous espérons qu’elle servira de catalyseur pour que les adversaires politiques s’assoient à la table du dialogue », a annoncé Ennahdha dans un communiqué signé de son chef Rached Ghannouchi.

Le parti islamiste qui dirige le gouvernement a souhaité « une solution consensuelle en cette période sensible, en raison des dangers sécuritaires et des défis économiques énormes ».

Suspension surprise de l’ANC par Ben Jaafar

Ennahdha se dit favorable « à la formation d’un gouvernement d’union nationale, comprenant toutes les forces politiques convaincues de la nécessité d’achever le processus démocratique dans le cadre de la loi ».

Le parti islamiste fixe aussi un calendrier de reprise des travaux de l’ANC, souhaitant que l’adoption de la Constitution et de la loi électorale se fassent « avant fin septembre 2013 ». Il réclame également « l’organisation d’élections avant la fin de l’année ».

À la surprise générale, le président de l’ANC, Mustapha Ben Jaafar, a annoncé mardi soir le gel des travaux de cette assemblée jusqu’à ce que la coalition au pouvoir et leurs détracteurs débutent des négociations pour sortir de la crise politique actuelle. Une hétéroclite coalition d’opposition réclame la démission du gouvernement et la mise en place d’un cabinet de technocrates. Ces revendications avaient été, jusqu’à présent, rejetées par les islamistes.

(Avec AFP)

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