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De hauts reponsables des forces de sécurité pro-Gbagbo ont été mis en liberté provisoire

À la suite de l'arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, les caciques de son régime ont é © AFP

La justice ivoirienne a prononcé la remise en liberté de quatre anciens responsables de forces de sécurité sous Laurent Gbagbo, qui était détenus depuis avril 2011 : César Négblé Dogba, Joachim Robé Gogo, Jean-Louis Tiagnéré, et Claude Yoro. Ces libérations font suite à celles de personnalités importantes de l'ancien régime, le 5 août.

Les actes de décrispation se suivent en Côte d’Ivoire. Après l’élargissement, début août, d’une dizaine de détenus proches de l’ancien régime – dont le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, et le fils de l’ex-chef de l’État, Michel Gbagbo -, la justice a remis en liberté provisoire quatre anciens hauts responsables des forces sécurité sous Laurent Gbagbo, le 14 août.

Il s’agit du commissaire César Négblé Dogba, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), de Joachim Robé Gogo, qui avait été numéro deux du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos), de Jean-Louis Tiagnéré, à la tête du district 3 de Yopougon, et du commandant Claude Yoro, directeur des unités d’interventions de la police. Les quatre hommes avaient été arrêtés fin avril 2011 et étaient poursuivis par la justice principalement pour atteintes à  la sûreté de l’État. " C’est un acte de dégel. La situation ne se prête plus au maintien en détention de hauts responsables de l’ancien pouvoir", confie une source proche du gouvernement.

Le 5 août, le porte-parole du gouvernement, Bruno Kone, avait annoncé la remise en liberté provisoire de 14 personnalités proches de Laurent Gbagbo. Une annonce qui avait fait grand bruit puisque figuraient dans la liste le fils de Gbagbo, mais aussi le président de son parti, le FPI, ou encore d’autres caciques de l’ancien régime comme Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi et Geneviève Bro Gregbe.

Cependant, de nombreuses personnalités civiles et militaires arrêtées après la crise postélectorale sont encore détenues. À l’image d’Ahmed Touré Bouah, le président de la société Immobilière Sophia, qui, malgré l’avis favorable du juge, reste encore dans les geôles de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) suite un appel  interjeté par le  procureur de la République, Christophe Adou.

Par Baudelaire Mieu, à Abidjan

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