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Sommet de Kampala : les présidents exigent la reprise des négociations entre Kinshasa et le M23

Par Jeune Afrique

Paul Kagamé et Joseph Kabila, à Kampala, septembre 2012. © AFP

Réunis à Kampala pour un sommet extraordinaire, les chefs d'État de la région des Grands Lacs ont appelé, jeudi, la rébellion congolaise du M23 à cesser toute activité militaire dans l'est de la RDC et de reprendre "dans trois jours" les pourparlers avec Kinshasa.

Deux décisions sont tombées, jeudi 5 septembre, à l’issue du Sommet extraordinaire de Kampala. Les 11 chefs d’État de la région des Grands Lacs ou leurs représentants ont exigé que le Mouvement du 23-Mars (M23) cesse "toute activité militaire" et reprenne "dans les trois jours" des négociations avec le gouvernement congolais.

Suspendus depuis mai, les pourparlers de Kampala entre Kinshasa et les rebelles "devront être conclues dans une période maximum de 14 jours", précise le communiqué final du sommet.

Durant ces 14 jours, "les forces belligérantes sur le terrain sont exhortées à exercer le maximum de retenue pour que les pourparlers soient rapidement conclus", selon le texte. Le M23 "devra mettre un terme à toute activité militaire et cesser la guerre et les menaces de renverser le gouvernement légal de République démocratique du Congo" (RDC), ont décidé les chefs d’État.

"Notre délégation est déjà sur place à Kampala. Elle est prête à négocier avec Kinshasa immédiatement", a réagi le président du M23, Bertrand Bisimwa, joint depuis Kinshasa par l’AFP.

"Brigade d’intervention"

Le sommet de la CIRGL invite également la nouvelle "Brigade d’intervention (de l’ONU) à excercer sans relâche une pression sur le M23 et toutes les autres ‘forces négatives’ "

Une série d’entretiens bilatéraux a eu lieu entre le Congolais Joseph Kabila et le Rwandais Paul Kagamé, en début d’après-midi, en marge du sommet dont l’ouverture a été retardée. Mais, Kinshasa a ensuite tenu à préciser que les deux présidents s’étaient "rencontrés avec tous les chefs d’État" et de gouvernement présents à la Conférence. "Cette rencontre n’a pas eu lieu en aparté", a insisté le directeur de la presse présidentielle de la RDC, André Ngwej Katot.

Le président rwandais s’est parallèlement entretenu avec son homologue tanzanien Jakaya Kikwete, dont le pays est aux commandes de la Brigade d’intervention onusienne. Les deux chefs d’État "se sont entretenus en tête à tête pendant un peu plus d’une heure", selon la présidence tanzanienne.

Les deux hommes ont récemment échangé des propos très agressifs et des menaces à peine voilées, après que le président tanzanien a conseillé au Rwanda de négocier avec les FDLR. Un affront pour Kigali qui exclut tout dialogue avec ce mouvement, le considérant comme formé d’anciens miliciens responsables du génocide de 1994 au Rwanda.

Hôte du sommet organisé au complexe hôtelier de Munyonyo, dans les faubourgs de Kampala, au bord du lac Victoria, le président Yoweri Musevenia également lui rencontré plusieurs présidents séparément.

(Avec AFP)

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