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Ecosur veut investir en RD Congo et au Nigeria

Par Jeune Afrique

Un projet d'amélioration de l'efficacité énergétique d'une usine de sucre au Sénégal. © ecosur

Ecosur Afrique, leader du conseil et du courtage sur les marchés de la finance carbone en Afrique subsaharienne, a créé Ecosur Investment, une structure avec laquelle il s'apprête à réaliser un investissement en RD Congo et au Nigeria.

Le courtier spécialisé dans la finance carbone Ecosur Afrique a créé sa filiale de capital-investissement, Ecosur Investment. Lancée le 6 mars 2013, cette dernière détient aujourd’hui une participation dans une entreprise au Ghana et entend renforcer sa présence en Afrique subsaharienne, notamment en RD Congo et au Nigeria. Elle a pour mandat l’investissement et la structuration de co-investissements afin d’acquérir des participations dans des PME et des start-ups non cotées pour des tickets compris entre 0,2 et 2 millions d’euros et un horizon de sortie à plus de sept ans.

« Le continent semble engagé dans une accélération historique de son développement et l’année 2013 devrait conforter cette tendance grâce à un volume d’investissements élevé, à l’amélioration du climat des affaires et à la résilience du prix des matières premières », explique Fabrice Le Saché, directeur général du groupe, dans un communiqué.

La société conseille plus de 35 projets environnementaux dans 16 pays subsahariens et a réalisé pour 261 millions d’euros de transactions de crédits de carbone pour le compte d’industriels, PME, sociétés d’État et gouvernements locaux. Elle compte notamment parmi ses clients la ville-province de Kinshasa et le groupe agro-industriel ivoirien Sifca, pour qui elle a vendu près de 1,6 million de crédits de carbone à Mercuria Energy Group, une transaction record en Afrique de l’Ouest.

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Une activité déjà en place

Lancé en 2009, Ecosur Afrique développe depuis 2012 une activité de capital-investissement ciblant des entreprises régionales du secteur des énergies propres et de l’efficacité énergétique, représentant plus de 2,8 millions d’euros d’engagements financiers à ce jour. La création d’Ecosur Investment vise à renforcer ce pôle d’activité et à lui assurer une visibilité accrue.

« Avec la baisse considérable du prix des crédits carbone, le groupe s’est tourné vers le capital-investissement afin de trouver un relais de croissance », a déclaré Fabrice Le Saché, contacté par Jeune Afrique. Il détient une participation de 40 % dans l’entreprise ghanéenne Man & Man, spécialisée dans la production et la commercialisation de fours à charbon de bois, et devrait porter sa production à 10 000 fours par mois grâce à la construction d’une nouvelle usine à Kumasi.

Expansion

À présent Ecosur Investment souhaite dupliquer ces projets en Afrique subsaharienne et est en train de mettre en place un autre projet de fours à charbon de bois à Kinshasa qui totaliserait 1,4 million d’euros. Il a déjà un partenaire local, dont le nom n’a pas été divulgué, avec qui « sa participation s’établirait à 40 % de ce total, soit 560 000 euros », a confié le directeur général d’Ecosur Afrique. « Les fours efficaces à charbon de bois ont encore peu pénétré le marché kinois alors que celui-ci représente un demi-million de tonnes de charbon consommées par an (environ 100 million d’euros en valeur marchande). » Le groupe discute selon les mêmes termes d’un projet dans l’état de Lagos, au Nigeria.

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