Liberia : selon sa famille, « Charles Taylor est maltraité en prison au Royaume-Uni »

Par Jeune Afrique

Charles Taylor, lors de son procès en appel, le 26 septembre 2013 à La Haye. © AFP

La famille de Charles Taylor a dénoncé, mardi, les conditions de détention de l'ancien président du Liberia, qui purge sa peine de 50 ans de prison en Grande-Bretagne.

La famille de l’ancien président libérien Charles Taylor affirme que ce dernier est "maltraité" dans une prison britannique tenue secrète, où il purge une peine de 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité. "M. Taylor est maltraité en prison au Royaume-Uni" où il a été transféré mi-octobre, "les informations que nous avons révèlent qu’on ne lui donne pas à manger, et on ne lui donne même pas à boire", a déclaré le porte-parole de la famille Taylor, Sando Johnson, lors d’une conférence de presse à Monrovia, mardi.

"Nous avons décidé d’en informer la presse parce que si cela continue dans les deux prochains jours, M. Taylor peut mourir en prison", a-t-il.

>> À lire aussi notre dossier : Charles Taylor, itinéraire d’un tueur

Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), qui était chargé de ce procès, ne veut pas dévoiler son lieu de détention pour des raisons de sécurité. L’intéressé avait souhaité purger sa peine dans une prison au Rwanda plutôt qu’en Grande-Bretagne, afin d’être plus près de sa famille.

Selon Sando Johnson, Charles Taylor n’a pas pu parler à sa famille depuis son son transfert vers le Royaume-Uni. Les informations sur ses conditions de détention ont été obtenues via "des amis et des contacts".

"Quelqu’un a appelé la famille et nous a dit que Charles Taylor Taylor peut mourir si rien n’est fait", a ajouté Sando Johnson. En avril 2012, l’ancien président libérien a été reconnu coupable d’avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone en fournissant armes, munitions et autres aides logistiques aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), en échange de diamants.

Il avait ensuite été condamné à 50 ans de prison, sentence confirmée en appel fin septembre lors de l’ultime étape d’une affaire judiciaire marathon qui durait depuis plus de sept ans.

(Avec AFP)

 

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