RDC : Kinshasa et le M23 signeront un accord de paix le 11 novembre

Par Jeune Afrique

À droite, Roger Lumbala, chef adjoint de la délégation du M23 à Kampala. © REUTERS

Dix mois après le début des pourparlers de Kampala entre le Mouvement du 23-Mars (M23) et le gouvernement congolais, la médiation ougandaise a annoncé vendredi qu'un accord de paix sera signé le 11 novembre entre les deux protagonistes. Un compromis politique qui intervient quelques jours après la défaite militaire de la rébellion sur le terrain.

"Un accord de paix entre la RDC et le Mouvement du 23-mars (M23), vaincu, devrait être signé lundi [11 novembre] à Kampala", a annoncé, le 8 novembre, l’Ouganda, qui assure la médiation, et qui a confirmé la présence sur son sol du chef militaire du M23.

"Oui, Sultani Makenga est chez nous, a déclaré le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, mais nous ne pouvons pas dire aux médias où nous l’hébergeons."

Le cas Sultani Makenga

"Le sort de Sultani Makenga, comme celui de ses hommes, dont 1 500, soit le gros des troupes combattantes, sont réfugiés en Ouganda selon Kampala, devrait être réglé par un accord de paix, qui doit être signé lundi dans la capitale ougandaise", selon le porte-parole du gouvernement ougandais, médiateur lors des négociations de paix qui se sont déroulées depuis décembre 2012 à Kampala.

>> Lire aussi : Sultani Makenga et les combattants du M23 ne seront pas remis à la RDC.

"L’accord est prêt et nous attendons que tout le monde revienne lundi pour le signer", a déclaré Ofwono Opondo, précisant que des représentants de l’ONU et de l’Union africaine (UA) étaient attendus à la cérémonie de signature.

"L’accord détaillera comment chaque cas sera traité, a-t-il précisé au sujet des combattants du M23 : il y a ceux qui sont sous sanctions de l’ONU et américaines, ceux qui veulent être réintégrés dans l’armée et ceux qui veulent simplement rentrer chez eux."

Sultani Makenga figure sur la liste des sanctions de l’ONU et sur celle de Washington qui l’accuse d’être responsable de violations graves des droits de l’homme et d’atrocités. À ce sujet, Ofwono Opondo a tenu à souligner que "l’Ouganda n’avait pas l’intention de remettre les rebelles réfugiés sur son territoire à une quelconque instance internationale ou de les garder prisonniers".

(Avec AFP)