Tunisie : le rappeur Weld El 15 relaxé en appel

Par Jeune Afrique

Le rappeur Weld El 15. © DR

Jugé en appel pour outrage à la police, le rappeur tunisien Weld El 15 a été relaxé.

Jugé en appel pour outrage à la police, le rappeur tunisien Weld El 15 a été relaxé. Un verdict qui signe la fin d’un cauchemar judiciaire pour le rappeur tunisien Weld El 15, qui avait été condamné le 5 décembre à quatre mois de prison ferme pour atteinte aux bonnes moeurs et outrage à des fonctionnaires dans ses chansons. Jugé en appel jeudi 19 décembre, il a été relaxé et devrait être libéré dans les heures qui viennent.

"Le tribunal de Grombalia (50 km au sud de Tunis) a décidé de relaxer Weld El 15 (…) il devrait être libéré aujourd’hui, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’artiste.

"Ce jugement prouve qu’une partie de la justice est indépendante, je salue ce genre de verdicts", a-t-il ajouté. Plus tôt dans la journée, Me Ghazi Mrabet a publié un texte sur Facebook dans lequel il se disait "honoré" de défendre Weld El 15, saluant "son courage et sa détermination".

 
 

 

Depuis le 5 décembre, date de sa condamnation, Weld El 15, de son vrai nom Ala Yacoubi, était détenu à la prison de La Mornaguia, en banlieue de Tunis.

La fin d’un feuilleton judiciaire

Les ennuis judiciaires de Weld El 15 et d’un autre rappeur, Klay BBJ, ont commencé en août dernier lorsqu’ils ont été condamnés par contumace – ils n’avaient pas été informé de la tenue de leur procès – à une peine de 21 mois de prison pour avoir chanté lors d’un concert une chanson jugée insultante pour la police. Des faits qu’ils ont toujours contestés.

Tandis que Klay BBJ avait été relaxé à l’issue de deux autres procès, Weld El 15 avait choisi de partir en cavale avant de se rendre aux autorités tunisiennes le 5 décembre.

(Avec AFP)