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L’UE reprend sa coopération avec la Guinée après cinq ans d’interruption

Par Jeune Afrique

Le président guinéen Alpha Condé, le 8 octobre 2013 à Conakry. © AFP

L'Union européenne a indiqué lundi qu'elle reprenait son aide à la Guinée, suspendue depuis le coup d'État de décembre 2008. Une enveloppe de 140 millions d'euros a déjà été débloquée. 

Après plus de cinq ans d’interruption, la coopération entre l’Union européenne (UE) et les autorités guinéennes est désormais relancée. La Commission européenne a annoncé lundi 27 janvier la reprise de son aide à la Guinée, en débloquant presque 140 millions d’euros.

"L’Union européenne s’engage à appuyer les efforts du gouvernement guinéen pour retrouver le chemin d’une croissance durable et équitable", a déclaré le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs, en recevant à Bruxelles l’un des principaux ministres du nouveau gouvernement guinéen, Kerfalla Yansané, chargé du secteur des Mines. La reprise de la coopération avait été décidée après la tenue des élections législatives de septembre 2013, jugées "sans exclusive et pacifiques" par les Européens.

Nomination d’un nouveau gouvernement

L’UE avait suspendu son aide à Conakry, exceptée l’aide humanitaire et l’urgence, pour protester contre le coup d’État de décembre 2008 mené par la junte de Moussa Dadis Camara. Andris Piebalgs a annoncé le déblocage de presque 140 millions d’euros pour financer cinq projets de développement. Selon la Commission, 83 millions seront consacrés à "améliorer durablement le niveau de service du réseau et des transports routiers". La réhabilitation de la route entre Kissidougou et Guéckédou est ainsi prévue pour permettre "de décloisonner la région forestière, un des poumons agricoles et miniers de la Guinée".

Les autres projets portent sur le soutien aux réformes dans les secteurs de la justice, de la sécurité et de la bonne gouvernance. Le président guinéen Alpha Condé a nommé la semaine dernière un nouveau gouvernement "de mission", confiant des postes économiques clés à des technocrates et accordant nettement la priorité à l’économie, dans un pays en proie à de fortes demandes sociales.

(Avec AFP)