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Algérie : ArcelorMittal Annaba va investir un milliard de dollars

Par Jeune Afrique

L'investissement devrait permettre de porter la production d'acier liquide, actuellement de 580 000 tonnes par an, à 2,4 millions de tonnes. © La Tribune

Un milliard de dollars sera investi entre 2013 et 2017 par ArcelorMittal Annaba pour le renouvellement des structures et des équipements du complexe sidérurgique d'El Hadjar, dans la wilaya d'Annaba, à l'est de l'Algérie.

Après l’annonce en juin dernier de la nationalisation du complexe sidérurgique d’El Hadjar, à l’est de l’Algérie, l’indien ArcelorMittal a annoncé qu’il allait investir un milliard de dollars entre 2013 et 2017 pour le renouvellement des structures et des équipements du site, a appris l’agence de presse algérienne APS auprès de la direction générale de l’entreprise. Ce plan d’investissement qui sera mis en oeuvre « à compter du 4e trimestre de l’année en cours » prévoit notamment la réhabilitation de la zone chaude par la modernisation du haut fourneau ainsi que par la réalisation d’une aciérie électrique. Cet effort devrait également permettre de porter, à terme, la production d’acier liquide, actuellement de l’ordre de 580 000 tonnes par an, à 2,4 millions de tonnes, selon la même source.

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Aujourd’hui 51 % des actifs du complexe sidérurgique d’El hadjar sont détenus par l’État algérien, dont 46 % par le groupe Sider et 5 % pour le Fonds national d’investissement (FNI). Les 49 % d’actifs restants sont détenus par la filiale algériene d’ArcelorMittal.

Fin du conflit social

Afin que ce plan d’investissement aboutisse aux résultats escomptés, un pacte social a été contresigné, mardi soir, par le syndicat de l’entreprise qui s’est engagé à oeuvrer en direction de « l’efficience économique ». La réunion qui a regroupé mardi soir la direction générale d’ArcelorMittal Annaba, des membres du syndicat et un représentant du groupe national algérien Sider, actionnaire majoritaire de l’entreprise, a été conclue par la signature d’un accord autour de la plateforme des revendications présentée par les travailleurs, mettant ainsi un terme au conflit qui couvait. L’accord collectif signé par les deux parties prévoit une revalorisation salariale de 16 % et la réintégration de onze travailleurs licenciés du complexe contre engagement du partenaire social à respecter le pacte de stabilité sociale de l’entreprise. La convention a donné lieu à la levée de l’appel à la grève générale et ouverte prévue le 11 septembre.

En Algérie, ArcelorMittal emploie 5 500 salariés et dispose d’une capacité de production d’un million de tonnes d’acier par an. En 2012, il avait obtenu un prêt de 140 millions d’euros de la Banque extérieure d’Algérie (BEA, publique) pour financer son développement dans le pays, après avoir menacé de déposer le bilan.

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