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Procès Simbikangwa : les années précédant le génocide rwandais

Par Jeune Afrique

La Cour d'assises de Paris où Pascal Simikangwa est jugé, le 4 février 2014. © AFP

Le procès de Pascal Simbikangwa est entré lundi dans sa troisième semaine. Au menu : le parcours le l'accusé, premier Rwandais jugé en France pour le génocide de 1994, dans les années précédant le drame.

La troisième semaine du procès de Pascal Simbikangwa, premier Rwandais jugé en France pour le génocide de 1994, sera consacrée aux années qui ont précédé le drame.

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Du lundi 17 au jeudi 20 février, la cour d’assises de Paris entendra des témoins pour retracer la vie et les actions du capitaine Simbikangwa après l’accident qui mit fin, en 1986, à sa carrière dans la garde présidentielle rwandaise, le clouant dans un fauteuil roulant.

Plusieurs membres ou responsables des services de renseignement militaire et du Service central de renseignement (SCR), où l’accusé fut successivement affecté, seront appelés à la barre.

Témoigneront notamment Anatole Nsengiyumva, ancien patron du "bureau G2", le renseignement militaire, puis commandant du secteur de Gisenyi (nord-ouest du Rwanda), et le lieutenant-colonel Nsengiyumva, condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui interviendra par visioconférence depuis Arusha (Tanzanie).

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La cour entendra également un journaliste qui affirme avoir été arrêté début 1992, après avoir écrit que le capitaine Simbikangwa faisait partie des escadrons de la mort du régime hutu, et battu sur la plante des pieds par l’accusé dans des locaux dépendant de la présidence.

Deux employés d’imprimerie témoigneront également sur un point très controversé : un article présenté comme violemment anti-Tutsi et attribué à l’accusé. Pascal Simbikangwa nie en bloc cet épisode, comme il dément toutes les accusations contre lui.

Car s’il revendique sa proximité avec le régime du président Habyarimana, qu’il considérait comme son "père de famille", le capitaine Simbikangwa, accusé de complicité de génocide, nie toute implication dans la préparation ou le déroulement des massacres qui firent 800 000 morts en 100 jours, d’avril à juillet 1994.

(Avec AFP)

 

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