France : Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement

Par Jeune Afrique

Manuels Valls passe du ministère de l'Intérieur à Matignon. © AFP

Le président français, François Hollande, a nommé lundi soir Manuel Valls au poste de Premier ministre. L'ancien ministre de l'Intérieur remplace ainsi Jean-Marc Ayrault à Matignon.

Mis à jour le 01/04 à 8h30.

Au lendemain de la déroute socialiste aux élections municipales, le sort de Jean-Marc Ayrault ne faisait plus beaucoup de doutes. Lundi 31 mars, lors d’une allocution télévisée, le président François Hollande a annoncé la nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement. Deux heures plus tôt, Matignon avait officialisé la démission de Jean-Marc Ayrault, laissant le champ libre à la promotion du désormais ex-ministre de l’Intérieur.

"Il est temps aujourd’hui d’ouvrir une nouvelle étape", a souligné le chef de l’État lors d’une intervention solennelle de huit minutes, ajoutant qu’il avait confié à Manuel Valls "la mission de conduire" un "gouvernement de combat". L’ancien pensionnaire de la place Beauvau "en a les qualités", a insisté François Hollande, promettant une "équipe resserrée, cohérente et soudée" pour mettre en oeuvre le pacte de responsabilité, pierre angulaire de sa politique économique qui prévoit une baisse des charges des entreprises en échange d’embauches.

Pour tenter de rassurer l’aile gauche de sa majorité, inquiète de la nomination de Manuel Valls et qui réclamait des mesures de justice sociale, le président a aussi annoncé un "pacte de solidarité" ainsi qu’une "diminution des impôts des Français" d’ici à 2017 et "une baisse rapide des cotisations" des salariés.

Plusieurs départs attendus

Ces annonces n’ont visiblement pas convaincu les deux écologistes du gouvernement sortant, Pascal Canfin (Développement) et Cécile Duflot (Logement), qui ont prévenu d’emblée qu’ils n’entendaient pas "participer à ce nouveau gouvernement", estimant que Manuel Valls n’était "pas la réponse adéquate aux problèmes des Français".

Plusieurs départs du gouvernement sont attendus. Outre les écologistes, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, dont les relations avec l’actuel ministre de l’Intérieur ont défrayé la chronique, pourrait également laisser son portefeuille.

La formation du nouveau gouvernement n’interviendra pas avant mercredi, avec un Conseil des ministres mercredi ou jeudi. Mardi devrait donc être une journée de consultations. Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2007 et ex-compagne du président, est régulièrement citée parmi les entrants, peut-être pour prendre un ministère élargi de l’Éducation. François Rebsamen pourrait lui s’occuper de l’Intérieur, un poste qu’il souhaitait en 2012.

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