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Égypte : la justice confirme les peines de prison de trois figures de la révolution

Par Jeune Afrique

Ahmed Maher (d) a été condamné à trois ans de prison, le 22 décembre. © AFP

Les peines de trois ans de prison ferme infligées à trois figures de la révolte de 2011 ont été confirmées lundi par la justice égyptienne. Ils étaient accusés d'avoir enfreint une récente loi controversée limitant le droit de manifester.

Trois figures de la révolte de 2011, Ahmed Maher (fondateur du mouvement du 6 avril), Ahmed Douma et Mohamed Adel, ont vu lundi 7 avril leurs peines de trois ans de prison ferme confirmées par la justice égyptienne.

Ces trois militants avaient été arrêtés pour avoir manifesté sans autorisation de la police, comme l’exige la loi adoptée en novembre par les autorités mises en place par l’armée lors de l’éviction du président islamiste Mohamed Morsi.

Ahmed Seif, avocat des trois militants, a annoncé qu’ils allaient se pourvoir en cassation, et qu’en cas d’échec, il saisirait la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. "Rien n’indique que l’État est disposé à desserrer son étau", a-t-il déclaré après l’annonce de la décision.

Militants actifs

Ahmed Maher, Ahmed Douma et Mohamed Adel étaient parmi les militants les plus actifs ayant organisé les manifestations populaires qui ont poussé en février 2011 Hosni Moubarak, chef de l’État depuis trois décennies, à abandonner le pouvoir, au profit d’un conseil militaire.

Ils avaient également plebiscité la destitution de Mohamed Morsi qu’ils accusent d’avoir "trahi" la révolution de 2011.

(Avec AFP)

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