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Le pays est le deuxième producteur mondial de noix de cajou

Par AFP

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La production de noix de cajou ou anacarde de la Côte d'Ivoire, déjà premier exportateur mondial, a atteint 330. 000 tonnes en 2008, faisant du pays le deuxième producteur mondial derrière l'Inde, a-t-on appris auprès de la structure gestion de la filière (Areca).

"Avec 330. 000 tonnes, nous sommes devenus le deuxième producteur mondial. Nous venons de dépasser le Vietnam, on est juste après l’Inde (400. 000 tonnes)", a indiqué à l’AFP Dominique Mapri Kpolo, directeur exécutif de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde (Areca, étatique), structure de gestion de la filière.

La production de noix brute a augmenté en trois ans, passant de 235. 000 tonnes au cours de la campagne 2006/2007, à 330. 000 tonnes en 2008.

Une production de 350. 000 tonnes est attendue pour 2009.

L’anacarde est la deuxième culture au nord de la Côte d’Ivoire, après le coton.

"Nous avons une responsabilité en que tant premier exportateur mondial et deuxième producteur mondial. Nous devons pouvoir peser sur le marché international, ce qui n’est encore pas le cas", a déploré M. Kpolo, plaidant pour une transformation locale de la noix.

"Il faut éviter le syndrome cacao (la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% de parts de marché), pour lequel on a longtemps négligé la transformation", a-t-il souligné.

Selon lui, l’Areca va proposer à l’Etat un allègement fiscal en vue d’encourager la transformation locale.

La noix de cajou produit de l’amande utilisée en cuisine et dans les produits cosmétiques. La coque de la noix brute contient un liquide qui est utilisé comme fluide pour les systèmes de freinage des avions.

La pomme de cajou sert également à produire du vin, de la liqueur, du sirop, de la confiture et du jus.

L’amande est achetée 2. 000 francs CFA le kg (3,05 euros) sur le marché international, alors que la noix brute exportée par la Côte d’Ivoire est payée 300 FCFA (0,45 euro) le kg.

La filière emploie 150. 000 producteurs regroupés dans une vingtaine de coopératives et nourrit 1,5 million de personnes directement ou indirectement.

Déjà 150 000 inscrits


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