Fermer

Tsvangirai demande la fin des violences contre les fermiers blancs

Par AFP

©

Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai a appelé à la fin des violences contre les fermiers blancs, qui accusent les partisans du président Robert Mugabe de poursuivre les attaques contre leurs exploitations malgré la formation d'un gouvernement d'union.

"L’état de droit continue à être bafoué par certains et cela doit cesser immédiatement. En particulier, une nouvelle vague d’interruptions des activités agricoles (. . . ) menace notre capacité à ressusciter le secteur", a déclaré le nouveau Premier ministre lors d’une conférence de presse à Harare.

"J’ai demandé au ministère de l’Intérieur (. . . ) d’appliquer pleinement la loi contre ces malfaiteurs qui continuent à agir dans une culture d’impunité", a ajouté M. Tsvangirai, qui a formé à la mi-février un gouvernement d’union avec son rival de toujours, le président Mugabe.

Ces déclarations interviennent alors que le Syndicat des Agriculteurs commerciaux du Zimbabwe (CFU) – essentiellement composé d’exploitants blancs – accuse les partisans du président de poursuivre leurs attaques.

"Nous avons toujours des fermiers qui sont persécutés et expulsés de leurs propriétés", a déclaré à l’AFP le directeur exécutif du CFU Hendrik Olivier.

"Nous n’avons vu aucun changement depuis la formation du gouvernement d’union. Il y a un accord au sommet entre les politiques, mais pas au niveau des fermes", a-t-il ajouté.

La question des terres est extrêmement sensible au Zimbabwe, où la minorité blanche a conservé une majorité des terres arables après l’indépendance en 1980.

En 2000, le président Mugabe avait lancé une réforme agraire officiellement destinée à corriger ces inégalités. Menée dans la précipitation et la violence, elle s’était conclue par le départ forcée de plus de 4. 000 fermiers blancs.

Cette réforme a totalement désorganisée la production et aujourd’hui plus de la moitié de la population dépend d’une aide alimentaire pour survivre.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici