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L’ex-rébellion appelle son chef à quitter le poste de Premier ministre

Par AFP

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L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a appelé mardi son chef Guillaume Soro à quitter le poste de Premier ministre, pour qu'il ne soit pas "comptable" de la "manoeuvre" menée selon elle par le parti au pouvoir pour "empêcher les élections".

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Bouaké (centre, fief des FN), les délégués généraux de l’ex-rébellion dénoncent les "allégations" du Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) "tendant à convaincre les Ivoiriens et la communauté internationale que les Forces nouvelles seraient réfractaires à l’application" du dernier accord de paix, signé fin 2008.

Selon eux, l’"objectif réel" du FPI "est de mettre tout en oeuvre pour empêcher les élections de se tenir, tout bloquer afin de sauvegarder tous les privilèges acquis" depuis l’élection de Laurent Gbagbo à la présidence en 2000.

"Pour ne pas qu’il soit comptable de cette manoeuvre machiavélique, nous, délégués FN, demandons au secrétaire général sa démission en qualité de Premier ministre; qu’il revienne à Bouaké pour se mettre à l’avant-garde de la lutte du peuple ivoirien pour l’amélioration de son vécu", concluent les délégués.

La semaine dernière, le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), regroupant les mouvements pro-Gbagbo, avait regretté un "fléchissement" du processus de sortie de crise et appelé les FN à "faire leur part d’effort".

L’ex-rébellion contrôle le nord du pays depuis son coup d’Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo. Elle est engagée depuis 2007 dans le processus de paix de Ouagadougou, qui a abouti à la nomination de Guillaume Soro au poste de Premier ministre.

Le dernier accord, baptisé "Ouaga IV" et conclu en décembre 2008, prévoit notamment la réunification du pays, mais son application accuse de nombreux retards.

Sans cesse reportée depuis 2005, la date de l’élection présidentielle n’est toujours pas connue.

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