Racisme : huis clos confirmé en appel pour la Juventus

Par AFP

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La Juventus devra jouer dimanche à huis clos son match de football contre Lecce. La Cour de justice fédérale a confirmé en appel la sanction prononcée après les insultes racistes proférées le 18 avril dernier contre l’attaquant espoir de l'Inter Mario Balotelli.

La Cour de justice fédérale a confirmé en appel le match à huis clos infligé à la Juventus après les chants et cris racistes qui avaient visé le jeune attaquant de l’Inter Mario Balotelli le 18 avril à Turin, a annoncé mardi la Fédération italienne (FIGC).

Devant le tollé suscité par ces incidents racistes visant l’international espoir italien né de parents ghanéens et adopté par une famille italienne, le juge sportif italien avait infligé un match à huis clos à la Juventus, le 3 mai lors de la réception de Lecce. Suite au jugement de la Cour de justice fédérale, la Juventus, qui avait fait appel de la décision, devra donc affronter Lecce dimanche lors de la 34e journée de championnat sans le soutien de ses tifosi.

Les insultes visant Mario Balotelli avaient provoqué une vive réaction de l’Union européenne des associations de football (UEFA). Son président, le Français Michel Platini, avait expliqué que les instances du football européen étudiaient la possibilité de suspendre les matches pendant 10 minutes en cas de chants racistes dans les tribunes.

L’idée avait reçu un accueil mitigé de la part de l’Association des arbitres italiens (Aia). "Suspendre un match pour cinq minutes s’il y a des chants racistes pourrait être une idée mais arrêter un match que des milliers de fans sont venus voir pourrait poser des problèmes", avait averti son président Marcello Nicchi.

"L’arbitre a déjà beaucoup à faire pour suivre ce qui se passe sur le terrain et il ne peut pas être conscient de tout ce qui se passe aussi en dehors", avait-il conclu.